Diffusion : Vendredi 12 mai 10h
Rediffusion : Dimanche 14 mai 19h15
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Rediffusion : Dimanche 14 mai 19h15

Diffusion : jeudi 27 avril 2023 à 08h30 et 12h30
Animateur : Jean-Pierre Fonollosa
Invitée : Mélody Hesse d’Alzon, Paysanne-Boulangère au Domaine de l’Estang basé au Pouget, participe à l’évènement « De ferme en ferme® » qui a lieu ce samedi 29 et dimanche 30 avril dans plusieurs départements et notamment dans l’Hérault où 42 producteurs ouvrent les portes de leurs exploitations.

Le chemin du Grain au Pain avec Melimelo 2 Saveurs
Mélody, Paysanne Boulangère au Pouget (34230), à récupéré la ferme de son père en 2019 pour devenir polyvalente en agriculture. L’activité principale sur la ferme de Melimelo 2 Saveurs c’est la production de blé ancien, moulu fraichement dans un Moulin Astrié, et la fabrication de pain au levain cuis dans un four a bois.

Les animaux participent à la vie de la ferme, les brebis entretiennent les espaces verts, les volailles mangent ce que nous ne mangeons plus, les lapinoux nous rendent heureux.

La nature nous offre des fruits suivant les saisons et nous les cuisinons pour en faire des confiture de mures, de prune rouge ou jaune, des chutney, …

Pour l’occasion de l’évènement de Ferme en Ferme vous pourrez venir retracer avec nous le chemin d’un grain de blé jusqu’au pain sorti du four.

Vous pourrez déguster les biscuits et les pains, et nous avons préparé un coin avec des tables pour prendre un gouter à l’ombre d’une pinède, nous avons préparer en plus des biscuits et madeleines habituelles des sirops de thym et de menthe.

Vous pouvez commander ses produits toute l’année au 07 81 42 02 88, ou sur la page face book Melimelo 2 Saveurs. Les pains et les biscuits sont vendu à l’Escale Locale à Gignac.
Mélody Hesse d’Alzon
Domaine de l’Estang
34230 Le Pouget
Face-Book : Melî-Melo 2 Saveurs
Téléphone : 07 81 42 02 88

Diffusion : Vendredi 14 avril 10h
Rediffusion : Dimanche 16 avril 19h15
C’est l’histoire d’une rencontre, où l’on constate qu’il nous manque toujours quelque chose, un savoir-faire, un élan, une force et que c’est par l’entremise d’un ou d’une autre qu’on devient véritablement soi-même et qu’on ose aller au-delà du connu. Ces deux-là seraient-ils devenus vignerons, ce qui sonne aujourd’hui comme une évidence, si leurs chemins ne s’étaient pas croisés ?
C’est l’histoire d’un amour, grâce auquel on se sent plus fort, grâce auquel tous les rêves sont permis, grâce auquel nul obstacle ne semble insurmontable.
Un amour aussi pour ce pays, ces hauts-cantons de l’Hérault, entre Orb et Mare, ce carrefour entre mer et montagne, où les paysages sont toujours changeants, jamais figés, entre deux influences, où même la roche semble vivante, pleine de souplesse, symbole d’une vie ouverte aux possibles.
C’est l’histoire d’un amour pour cette plante, la vigne, qui les habite, les hante, les relie. Une liane qui jour après jour fait un peu plus corps avec leurs bras, leurs mains, leurs rêves, leurs inquiétudes. Ils la taillent, la sculptent, la bichonnent, l’observent, la dessinent.
C’est l’histoire d’une activité qui semble réunir toutes leurs désirs d’être au monde. Faire du vin ce n’est pas que la réalisation d’un produit, c’est aussi un engagement politique, écologique, une manière d’habiter un territoire, c’est de la géographie, de la musique, de la psychologie, de la métaphysique.
C’est l’histoire de deux cœurs purs qui ont décidé de ne pas compter sur le système mais qui sont portés par le génie des fleurs et quelques bonnes étoiles.
Tom Gautier et Miha Trifa, Domaine L’Absurde Génie des Fleurs, sont dans Glouglou en compagnie de Corine Escaffit (Au vin vivant, Sète) et Frédéric Lamboeuf (Picamandil, Puissalicon)

Diffusion : Vendredi 10 mars 10h
Rediffusion : Dimanche 12 mars 19h15
C’est à une émission entièrement hors les murs des studios que nous vous proposons en ce mois de mars, en balade et reportage.
Nous allons partir dans la cave et les vignes de Marc Castan à La Palme, près de l’étang de Leucate, dans l’Aude, au nord de l’appellation Fitou.
Nous allons évoquer le parcours de Marc, la reprise des vignes du grand-père il y a 20 ans, les débuts en cave coopérative, puis le choix en 2008 de s’installer, de créer son Domaine, Mamaruta (qui veut dire « coccinelle » en roumain), de passer tout de suite en bio et très vite en vinfication sans intrant.
Nous visiterons la cave puis partirons dans la camionnette de Marc à la découverte d’une de ses vignes de syrah, entourée de roseaux, dans un paysage de lagune, et à côté de laquelle pâture un troupeau de vaches highlands. Car Marc est aussi devenu éleveur, pour trouver un meilleur équilibre à la vigne.
Nous finirons par une dégustation des vins de Marc Castan, dans un futur haut lieu, à n’en pas douter, des vins vivants à Narbonne, La Part de l’Ange, de notre chroniqueur Thierry Guichard, qui doit ouvrir ses portes le 11 avril.





Invité : Benoit Daviron, économiste, Cirad Montpellier
Diffusion : vendredi 3 mars 2023 à 10h00
Re-diffusion : dimanche 5 mars 2023 à 19h15
Technique : Axel
Animation : Hubert de Bon, Alix Audurier-Cros

Nous accueillons Benoit DAVIRON, docteur en économie, jeune retraité du CIRAD (centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) dont les laboratoires sont à Montpellier. Attiré par l’Amérique latine, il a réalisé sa thèse de doctorat sur la filière café au Mexique, puis s’est orienté vers les échanges internationaux des produits tropicaux. Ce sont: l’hévéa et le caoutchouc, le cacao, le palmier à huile et le cocotier. Il insiste sur le fait que le café est une production faite par des petits paysans. C’est un produit peu transformé dont la valorisation se fait à travers de multiples labellisations.
Il présente ensuite une analyse historique des politiques agricoles au niveau mondial. Depuis, la fin du XIXème siècle, il y a eu plusieurs révolutions techniques comme la chimie, la motorisation et l’utilisation des énergies fossiles. Jusqu’à la IIème guerre mondiale, il n’y a pas de règle sur le marché des produits agricoles. Il y a eu ensuite une libéralisation des marchés agricoles avec une baisse continue des prix agricoles internationaux. Ensuite à partir de 1986, au niveau des Etats-Unis et de l’Europe, une politique de soutien à l’agriculture a été menée, basée sur la surface, qui est encore d’actualité.
Ces évolutions correspondent à un effondrement du rendement énergétique de l’agriculture. L’agriculture est devenu essentiellement destinée à l’alimentation humaine au cours du XXé siècle. La productivité du travail s’améliore comme le rendement agricole, mais il n’y a pas d’inflexion sur le soutien à la façon de produire, sur sa transition agro-écologique .
La situation actuelle est assez figée tant que le prix de l’énergie est bas.
Enfin, sur la situation de l’agriculture dans l’Hérault, qui est spécialisée dans la viticulture, B. Daviron insiste sur le fait que l’agriculture est en concurrence avec de nombreuses activités économiques liées à son climat, comme le tourisme et la production d’énergie photovoltaïque maintenant. Le coût du foncier reste au centre de la question agricole aujourd’hui.
Pour en savoir plus:
BIOMASSE- Une histoire de richesse et de puissance. Benoît Daviron avec la collaboration de Laure Cordesse, 2019, Editions Quae
https://publications.cirad.fr/auteur.php?mat=1423

Diffusions : le 18 février à 9h30 et 12h30
La Bourse d’échange de graines, de plants et de greffons, organisée par les Semeurs du Lodévois-Larzac, s’est tenue la salle des Fêtes de Saint Etienne de Gourgas le dimanche 5 février 2023 de 10h00 à 19h00. 13 stands associatifs présents : Jardin’Envie, les Jardins de Laroque, Collectif des semeurs du Lodévois-Larzac, Réseau Semences Paysannes, Nature et Progrès, Confédération Paysanne, Terres en Partage, Silence, PaysArbre, Fruits oubliés, Coopérative intégrale du Bassin de Thau, Semeurs de Jardin, Faucheurs d’OGM.
De 17h00 à 18h30, une conférence sur Via Campesina, mouvement international de défense des paysans avec deux invités: Christian Roqueiroles, membre de la Confédération paysanne et de Via Campesina et Coline Hubert, juriste ayant participé à l’élaboration de la Déclaration des Droits des Paysans de 2018 approuvée par l’Assemblée générale des Nations Unies.
Reportage de terrain réalisé par Hubert de Bon avec au micro :


Diffusion : Vendredi 10 février 10h
Rediffusion : Dimanche 12 février 19h15
Ce mois-ci je vous emmène dans le massif de la Clape, à Narbonne, à la rencontre de Christophe Bousquet, domaine Pech Redon.
Mais l’histoire ne commence pas la, elle commence à Jonquières, où Christophe Bousquet a grandi, dans une famille de viticulteurs. C’est avec ses parents qu’un jour de 1988 il a fait le grand saut sur ce rocher qui surplombe la mer, pour réaliser son rêve, faire son vin.
Depuis le domaine Pech Redon est devenu une référence et Christophe Bousquet n’a eu de cesse d’approfondir une approche naturelle de la vigne. Il évoque sa manière de planter des haies en déplaçant des arbres, ce que la biodynamie lui a apporté dans le travail des sols, et le retour des troupeaux de brebis dans la Clape.
En compagnie de Thierry Guichard, La Part de l’Ange et Frédéric Lamboeuf, Le Picamandil.

Diffusion : Vendredi 13 janvier 10h
Rediffusion : Dimanche 15 janvier 19h15
En ce début d’année 2023, je vous emmène dans la vallée de l’Orb, à la rencontre d’un vigneron qui vient de faire le choix de se réinstaller, quittant ses premières vignes à Berlou, près de St Chinian, pour travailler 3 ha d’un seul tenant, à Lugné, hameau de Cessenon-sur-Orb et vinifiant à Roquebrun.
Gauthier Ollivier aurait dû être caviste en Seine-et-Marne, comme son père. il aurait dû reprendre l’affaire familial. Il y a même travaillé quelques années. Mais un jour il a voulu faire son vin, et n’en faire qu’à sa tête. Il s’est inscrit au BPREA d’Agropolis à Montpellier, s’est mis à chercher des vignes, est tombé amoureux d’une « carte postale » à Berlou, vivait d’abord en caravane, expérimentait tout tout seul, des macérations, des vins sous voile, des pet nat, des pressurages directs, demandant quand même moult conseil aux vignerons plus aguerris qu’il croisait.
6 ans après, son projet de vie et de vigne se nomme Meïgoon, qui veut dire « ivre de vin » en persan et lui a été soufflé par Sara, sa femme d’origine iranienne. Ensemble, ils ont décidé de se poser pour de bon, et il semblerait bien qu’ils aient trouvé le bon endroit….
En compagnie de Corine Escaffit (Cave Au Vin Vivant à Sète) et Frédéric Lamboeuf (Picamandil à Puisalicon)


05/01/23
Taïs Provignon, médiatrice en faune sauvage, et Emilie Arianiello, soigneuse capacitaire et responsable du Centre régional de sauvegarde de la faune sauvage de Villeveyrac, nous ouvrent les coulisses de ce centre de soins de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Occitanie délégation territoriale de l’Hérault.
3.000 oiseaux et autres animaux en détresse y sont soignés chaque année en moyenne. Mais seulement deux soigneuses salariées sont présentes pour s’en occuper. Les salariés souhaitent absolument recruter une troisième soigneuse ou soigneur, mais ils manquent de moyens financiers.
La première partie de notre reportage à écouter ici :
Nous sommes deux soigneuses salariées. (…)
Dans l’idéal, il faudrait que nous soyons cinq !
Il y a des journées un peu difficiles… »
_Emilie Arianiello, soigneuse responsable du centre de Villeveyrac.
Le centre de soin fait chaque année appelle aux dons pour maintenir son budget à l’équilibre. En 2022, malgré un fort élan de générosité, il a manqué 35.000 € pour être à l’équilibre. « Le prix de la nourriture a augmenté, notamment pour les animaux carnivores », déplore Taïs Provignon, médiatrice en faune sauvage.
En 2021, nous avons accueilli 3.424 animaux. En 2022, 2.739, en raison des fermetures temporaires ayant eu lieu à plusieurs reprises, à cause de la saturation des salles du centre.»
_Taïs Provignon, médiatrice en faune sauvage.
Le centre ne reçoit pas d’aide de l’Etat, les subventions des communes, du Département et de la Région ne suffisent pas.
Face au manque de moyens, l’équipe est obligée d’arrêter provisoirement l’accueil d’animaux blessés, alors que la demande a explosé en un an…
Elle renouvelle donc son appel aux dons pour cette nouvelle année, qui commence en déficit.
La deuxième partie de notre reportage à écouter ici :


Diffusion : Vendredi 9 décembre 10h
Rediffusion : Dimanche 11 décembre 19h15
C’est l’histoire d’un homme qui a 3 pères. Le premier, qui le voyait plutôt professeur de géographie, mais qui, sans en mesurer les conséquences, l’a confié à un ami vigneron. Le deuxième, cet ami en question, qui l’a emmené avec lui dans les vignes mais qui ne voulait surtout pas que ce fils quasi adoptif devienne vigneron. Le troisième, qu’il a rencontré grâce au bon coin, à qui il a acheté des vignes sans même aller les voir, qui lui a transmis son bébé et lui a permis de s’installer.
Sandro Trescol, la trentaine, vigneron à Causse-Veyran depuis deux ans, est le fruit de cette triple filiation. Il a fallu ces trois strates emmêlées, comme un sol vivant, pour que pousse le vigneron accompli et déterminé qu’il est aujourd’hui.
A croire qu’on n’en finit jamais de jouer au père et au fils. D’ailleurs c’est en pensant à ses enfants, au monde qu’il va leur laisser et dans lequel ils vont devoir grandir, qu’il a construit sa manière de travailler dont le fil à plomb est une sobriété radicale qu’il pratique depuis de nombreuses années, bien avant que cela devienne une injonction gouvernementale. Avant de consommer de l’énergie ou d’utiliser une machine, Sandro se demande si il ne peut pas faire autrement. Et le voilà qu’il encuve les raisins à la main, les foule avec les pieds, met en bouteille par gravité, démarche lui-même clients, cavistes et supermarchés, refusant d’envoyer son vin à l’autre bout du monde…
Il faut dire que l’énergie lui brûle les doigts. Ses pères ont dû lui bâtir une centrale interne, en ont fait un ogre, un peu punk un peu philosophe, un ogre qui bouffe la vie, tantôt avec gourmandise en cuisinant des repas gargantuesques qui s’étalent sur deux jours, tantôt avec rage, pour dénoncer l’absurdité du monde. Un ogre dont la radicalité n’a d’égale que la générosité.
En compagnie de Corine Escaffit (Cave Au Vin Vivant à Sète) et de Thierry Guichard (La Part de l’Ange à Valras-Plage)
