Vendémian. Ses serres détruites, le maraîcher bio lance une cagnotte en ligne

Vendémian. Ses serres détruites, le maraîcher bio lance une cagnotte en ligne

18/12/23

Reportage

 

Vivien Sabot est le propriétaire de la ferme de maraîchage et arboriculture biologique Basse-cour et Courtois, à Vendémian.

La veille de Noël, le maraîcher a retrouvé ses serres complètement lacérées. Un acte de vandalisme qui met en danger la ferme installée depuis quelques années, en cette période hivernale. Il a perdu les cultures en cours et la moitié de sa capacité de production de légumes.

 

Cagnotte en ligne

Il a lancé une cagnotte en ligne pour tenter de récolter l’argent nécessaire à l’achat et l’installation de nouvelles serres. L’élan de solidarité a déjà commencé à porter ses fruits. L’agriculteur a récolté plus de 7.000€ sur l’objectif de 9.000 €. Nous l’avons rencontré sur place.

Vivien Sabot, maraîcher à Vendémian, a découvert les lacérations de ses serres la veille de Noël. Il lance une cagnotte en ligne pour sauver son exploitation.

 

 

Agriculture biologique en Coeur d’Hérault

Agriculture biologique en Coeur d’Hérault

 
Invitées : Melody Hesse d’Alzon, paysanne-boulangère, Le Pouget

Servane Penvern, animatrice du programme Agriculture biologique à l’INRAE, Ingénieure de recherche en agronomie et cheffe de projet du métaprogramme METABIO sur le changement d’échelle de l’AB

Diffusion : vendredi 5 janvier 2024 10h00

Re-diffusion : dimanche 7 janvier 2024 19h15

Animations : Alix Audurier-Cros, Hubert de Bon

Technique: Axel Sauvajon

 

Pour parler de ce sujet, toujours controversé, nous avons invités deux spécialistes oeuvrant pour la promotion de l’agriculture biologique, mais dans des secteurs différents: Madame Servane Penvern, chercheuse dans la recherche institutionnelle française, et Madame Melody Hesse d’Alzon, paysanne – boulangère, agricultrice depuis 2016.

Après avoir rappelé en quelques mots l’histoire du « bio », Servane Penvern décrit les principes de l’agriculture biologique (santé, écologie, préservation de l’environnement, équité) qui sont à l’origine du cahier des charges actuel européen et français. Melody Hesse d’Alzon, explique son choix de faire du pain à l’ancienne en assurant la production de son blé sans irrigation, ni intrant chimique, son stockage, la préparation de la farine, sa cuisson et sa  commercialisation.

Si le programme dont s’occupe Servane Penvern est ambitieux : Quel changement d’échelle pour le « bio »?  (consommation, production, transformation…), les consommateurs sont confrontés à de nouveaux  labels : HVE (haute valeur environnementale), Nutriscore,  entraînant une certaine perplexité et des incompréhensions dans leur choix. Dans la crise actuelle, les systèmes « bio » n’ont pas subi la hausse des coûts des matières premières comme les systèmes conventionnels, ont montré une résilience certaine, qui s’est traduit par un maintien de des prix de vente comme pour Melody Hesse d’Alzon.

Les perspectives pour le bio sont optimistes. Le département de l’Hérault présente 24% de sa superficie agricole en agriculture biologique. Récemment, la région Occitanie a lancé un plan Bio pour développer la consommation des ménages, notamment en créant un réseau de plateformes commerciales Manger Bio.  Pour Melody et Servane, le défi du « bio » est dans les mains des producteurs et des consommateurs.

Pour en savoir plus:

www.coeur-herault.fr

 

Sète. « Il faut les exterminer ces gens-là » : le dérapage du maire au sujet du collectif Bancs Publics

Sète. « Il faut les exterminer ces gens-là » : le dérapage du maire au sujet du collectif Bancs Publics

20/12/23

Reportage

 

 

Les titres de ce journal local :

Des mesures de protection en vigueur dans la métropole de Montpellier face à la grippe aviaire.

La commission en charge de la lutte contre l’habitat indigne fait le bilan.

Le dérapage du maire de Sète en conseil municipal lundi 18 décembre 2023.

Un appel pour obtenir la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle après la sécheresse de cette année lancé à Montagnac.

Et des navettes de fin d’année qui se mettent en place à Aniane, dans la vallée de l’Hérault.

 

 

Le journal de 9h :

 

Les titres de ce journal local :

L’Assemblée nationale a voté hier un texte de loi endurci sur l’immigration,

Les postiers sétois en grève lundi 18 décembre 2023,

Les effectifs de la police municipale se renforcent à Lodève,

Et de la thalassothermie arrive pour chauffer l’eau courante de plusieurs bâtiments de La Grande Motte.

 

 

Notre deuxième débat public sur l’eau et l’agriculture en réécoute !

Notre deuxième débat public sur l’eau et l’agriculture en réécoute !

Émission en direct d’Octon, le 12 décembre 2023.

Débat #2 Eau et Agriculture
Irrigation, cultures… quels enjeux face au changement climatique dans l’Hérault ?

 

Une soixantaine de personnes a assisté à notre deuxième débat sur l’eau et l’agriculture, mardi 12 décembre 2023, à la salle des Fontanilles, à Octon.Merci à vous !

Viticulture, maraîchage, élevage… ont besoin d’eau pour exister. Mais quelle agriculture, demain, permettra à la fois de produire suffisamment, en préservant l’avenir tout en générant un revenu agricole digne ? Et les réflexions actuelles sont-elles adaptées au changement climatique ?

« Je ne sais pas si la profession agricole a une vision très nette de ce qu’elle pourra advenir dans les années à venir, 2040-2050… »
Ces mots de Christophe Vivier, directeur de l’Etablissement public territorial de bassin (EPTB) Fleuve Hérault lors du premier débat public sur l’eau organisé par Radio Pays d’Hérault RPH Sud, jeudi 9 novembre 2023 à Clermont-l’Hérault, résument les attentes autour de l’adaptation de l’agriculture au changement climatique.

 

Le débat est à réécouter ici :

 

Les questions et réactions du public à réécouter ici :

 

Retour sur la table ronde Sur l’avenir écologique et la vulnérabilité du Salagou, organisée samedi 2 décembre 2023 par le Mouvement associatif solidaire (Mas) des Terres Rouges, par son président Bruno Betz, en préambule de notre débat, par le président du MAS des Terres Rouges :

 

Nos invité.e.s, mardi soir (de gauche à droite et de haut en bas)  :

Dominique Soulier, éleveur de cochons en plein air à la retraite, ancien viticulteur, membre de la Confédération paysanne de l’Hérault, membre du collectif de défense de l’eau Coord’Eau 34

Sophie Giraud, membre du Conseil de développement (Codev), qui élabore le Projet alimentaire territorial du pays Cœur d’Hérault, elle nous parlera notamment de ce qui pourrait se trouver dans nos assiettes dans le futur. Le Projet alimentaire territorial du pays Cœur d’Hérault veut « agir collectivement sur la valorisation du foncier non urbanisé, la préservation de la biodiversité et de la ressource en eau, la solidarité alimentaire et la coopération entre les acteurs de la chaîne alimentaire ».

Sébastien Lugagne, viticulteur et président de l’Association syndicale autorisée (Asa) d’irrigation Haute Vallée du Salagou, à Octon. Lui apportera son propre éclairage sur l’irrigation et les projets de retenues d’ eau en réflexion au niveau du département. Mais aussi sur la diversification des cultures et les choix auxquels sont confrontés les viticulteurs notamment.

-Et Alexandre Boudet, responsable du dossier Eau à la Chambre d’agriculture de l’Hérault.

 

bien sûr, le public et notamment de nombreux agricultrices et agriculteurs qui ont pris la parole pour poser des questions ou plus largement réagir.

 

 

 

C’est le deuxième d’un cycle de trois débats en public de RPH consacrés à l’eau.

Direction le Piscénois, mardi 23 janvier 2024, pour le troisième débat, consacré à l’urbanisation et l’eau potable.

Renseignements auprès de : x.terrien@rphfm.org

Saint-Saturnin-de-Lucian. Le projet d’irrigation de huit communes par le Salagou présenté

Saint-Saturnin-de-Lucian. Le projet d’irrigation de huit communes par le Salagou présenté

30/11/23

Reportage

 

Ils étaient soixante-dix environ, mardi soir 28 novembre 2023, à Saint-Saturnin-de-Lucian. Viticultrices, viticulteurs, habitantes et habitants du territoire ont assisté à la réunion d’information sur l’extension des réseaux d’irrigation, baptisé 3SFM.

Cette extension irriguera 700 hectares de terres agricoles d’ici mars 2025, en puisant dans le lac du Salagou.

Huit communes sont concernées par cette extension de réseau : Saint-André-de-Sangonis, Saint-Félix-de-Lodez, Saint-Guiraud, Saint-Saturnin-de-lucian, Ceyras, Jonquières, Arboras et Montpeyroux.

 

 

Soixante-dix personnes environ se sont montrés intéressés par la réunion publique de présentation du projet d’irrigation 3SFM, à Saint-Saturnin-de-Lucian, mardi 28 novembre 2023.
Asa du Canal de Gignac

La réunion est organisée par l’Association syndicale autorisée (Asa) du Canal de Gignac.

C’est elle qui a repris le projet, lancé à l’origine par la cave coopérative de Fontjoyat, qui était bien représentée ce soir-là, naturellement.

Autre défi qu’il a fallu relever : les dents creuses. Le territoire couvert par ce nouveau réseau d’irrigation est clairsemé, et il a fallu convaincre des propriétaire de parcelles non irriguées de laisser passer les tuyaux des voisins.

 

Près de 7 M€

Les travaux de raccordement ont commencé, réévalués à près de 7 M€ hors taxes, cofinancés par le Fonds européen agricole pour le développement rural, la Région, le département et les bénéficiaires, à hauteur eux de 20 %.

« Un peu cher », ont concédé certaines personnes du public, au sortir de la réunion, même si le projet a semblé convaincre globalement l’assistance.

 

Irrigation, cultures, bassines ou retenues d’eau… quelle agriculture et alimentation demain dans l’Hérault ?

Irrigation, cultures, bassines ou retenues d’eau… quelle agriculture et alimentation demain dans l’Hérault ?

Après avoir questionné l’état de la ressource en eau dans l’Hérault aujourd’hui et dans les prochaines années, il est temps de se poser la question de son partage et de son utilisation.
Nous commençons par l’agriculture : viticulture, maraîchage, élevage… ont besoin d’eau pour exister.

 

 

Des réflexions sont en cours dans le département pour subvenir à ces besoins : irrigation, retenues d’eau collinaires que les associations de défense de l’eau appellent bassines…

Quels sont ces projets ? Sont-ils indispensables à notre agriculture ? Faut-il changer de modèle agricole et revoir jusqu’aux espèces-mêmes qui sont cultivées dans l’Hérault ? Comment, en résumé, l’agriculture s’adapte ou doit-elle s’adapter au changement climatique ?

Et, en tant que consommateurs, devons-nous changer nous aussi nos habitudes de consommation, notre alimentation ?

 

Autour de la table :

Capture d’écran coeur-herault.fr

Sophie Giraud, membre du Conseil de développement (Codev), qui élabore le Plan alimentaire territorial du pays Cœur d’Hérault, elle nous parlera notamment de ce qui pourrait se trouver dans nos assiettes dans le futur. Le Plan alimentaire territorial du pays Cœur d’Hérault veut « agir collectivement sur la valorisation du foncier non urbanisé, la préservation de la biodiversité et de la ressource en eau, la solidarité alimentaire et la coopération entre les acteurs de la chaîne alimentaire ».

 

Dominique Soulier, éleveur de cochons en plein air à la retraite, ancien viticulteur, membre de la Confédération paysanne de l’Hérault, membre du collectif de défense de l’eau Coord’Eau 34

– Sébastien Lugagne, viticulteur et président de l’Asa d’irrigation Haute Vallée du Salagou, à Octon. Lui apportera son propre éclairage sur l’irrigation et les projets de retenues d’ eau en réflexion au niveau du département. Mais aussi sur la diversification des cultures et les choix auxquels sont confrontés les viticulteurs notamment.

Nous ne sommes pas à l’abri de surprises, côté invités, certaines personnes devant encore nous confirmer leur venue.

Et bien sûr, la parole sera largement donnée au public, qui pourra poser directement ses questions aux invité.e.s. Plusieurs agriculteurs et agricultrice du département nous ont déjà annoncé venir ce mardi soir à Octon.

Nous vous attendons nombreuses et nombreux à cette deuxième soirée en public, à la salle des Fontanilles, juste en face du Villages des Arts et métiers, à Octon, au bord du lac du Salagou, mardi 12 décembre 2023, à 20h (ou un peu avant, les portes seront ouvertes à partir de 19h30 !). Renseignements auprès de : x.terrien@rphfm.org

Marie Noëlle Tournes, vigneronne au Clos des Combals

Marie Noëlle Tournes, vigneronne au Clos des Combals

Diffusion : mercredi 29 novembre à 16h30

Ancienne directrice d’Ehpad, Marie-Noëlle Tournes se convertit en vigneronne en 2018. Elle passe un brevet en agriculture pour reprendre le domaine agricole de sa belle-famille. Les vignes se trouvent à côté du Pont du Diable et Saint-Guilhem le Désert. L’agricultrice dispose de 20 ha, dont 7 ha vinifiés au Clos des Combals, et 13 ha engagés à la cave coopérative de Saint-Jean de Fos.

“La première année, j’ai converti uniquement la cave particulière en agriculture biologique, mais c’était très compliqué de mener deux itinéraires techniques différents, donc dès la deuxième année je suis partie en conversion AB sur la partie en cave coopérative. Aujourd’hui, tout est en agriculture biologique.” Marie-Noëlle Tournes

L’agricultrice utilise que des traitements naturels (cuivre, soufre, orange, douce, prêle,…) avec modération. Marie-Noëlle Tournes nous raconte son travail sur son exploitation et le concept du domaine. Tous les noms de sa cuvée mettre en lumière tout le travail des femmes de la lignée “la terre”, “la femme” et “une vigneronne”.

 

Chloé Amposta, maraîchère bio à Saint-Etienne de Gourgas

Chloé Amposta, maraîchère bio à Saint-Etienne de Gourgas

 
Diffusion : le mardi 28 novembre 2023

Chloé Amposta est issue du milieu agricole. Elle a un diplôme d’ingénieur et une expérience agricole conventionnelle (15 ha d’artichauts) dans les Pyrénées orientales. Elle s’est installée en 2020 à Saint-Étienne de Gourgas en agriculture biologique sur des terres familiales, qui sont déjà certifiées en bio par son père maraîcher. Chloé reprend en maraîchage (1,5 ha) avec des poules pondeuses et des plantations d’arbres.

“La philosophie de l’exploitation, dès que j’ai commencé, c’est de travailler en verger maraîcher, j’ai des haies fruitières tous les 12 mètres pour créer de l’ombre et favoriser la biodiversité, car j’avais peur du changement climatique. Je trouve que c’est complémentaire avec le maraîchage. Le feuillage qui tombe à l’automne, ça permet d’apporter de la matière organique. Avec les poules pondeuses, je récupère le fumier. J’ai essayé de faire un système assez cohérent et d’être autonome.” Chloé Amposta

Pour Chloé Amposta, c’est important d’être en agriculture biologique pour la santé humaine, à la fois pour sa propre santé et celle des consommateurs. Elle n’utilise pas d’engrais ni de produits chimiques qui polluent le milieu. Elle souhaite favoriser la protection de l’environnement et la biodiversité.

“Quand on plante sans amour, ça ne pousse pas !” Chloé Amposta

 

Ludovic Séguret, exploitant agricole à Saint-Bauzille de la Sylve

Ludovic Séguret, exploitant agricole à Saint-Bauzille de la Sylve

Diffusion : Vendredi 24 novembre 2023 à 16h30

Ludovic Séguret est exploitant agricole sur la commune de Saint-Bauzille de la Sylve. L’agriculteur exploite une quarantaine d’hectares, dont 12 hectares en Haute Qualité environnementale et le reste sur la coopérative agricole.

Andréa Dascanio et Lara Tonolli, Pane e Cipolla

Andréa Dascanio et Lara Tonolli, Pane e Cipolla


Diffusion : jeudi 23 novembre à 16h30

Lara Tonolli est maraîchère et paysanne boulangère, elle s’installe sur un petit jardin à Salasc en 2018. Andréa en parallèle créé son exploitation sur une plus grande surface pour faire du maraîchage mécanisé. Ils sont tous les deux d’origine italienne et s’installent en GAEC en 2020.

“Ce qui nous a amené ici c’est qu’il y avait des terres de très hautes valeurs agronomiques abandonnées dans un état de boisement depuis 30 ans… Les meilleures terres qui ont été cultivées par les ancêtres, qui reçoivent les béals, étaient abandonnées… On est tombé amoureux de ces cascades, de ces terres qui demandaient à être remises debout en bio.” Andréa Dascanio

Lara et Andréa racontent comment ils arrivent à l’agriculture et comment ils travaillent la terre, produisent et récoltent le blé. Ils ont une trentaine de variétés anciennes. Ils sont en contact avec plusieurs réseaux, les semeurs du lodévois et larzac, les semences paysannes…

“Selon la variété des blés et des mélanges que l’on fait, ça change complètement le type de pain. Ces blés anciens ont des caractéristiques complètement différentes des blés modernes… au niveau de l’arôme, du gluten, de la couleur… Il a fallu s’adapter et expérimenter. Chaque semaine, j’avais des sacs de farine différents. C’était la surprise. Il fallait tester la consistance de la pâte, l’hydrater… et voir comment les gens réagissent, car les gens ne sont pas habitués à ce type de pain plus dense, et puis on a réussi à stabiliser.”  Lara Tonolli