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Chronique Antarctique 5 : A la rencontre des manchots Adélie du Cap Crozier

Chronique Antarctique 5 : A la rencontre des manchots Adélie du Cap Crozier

Diffusion le dimanche 19 juillet à 12h10

 

Dans la chronique précédente, je vous avais parlé de notre traversée de la Mer de Ross jusqu’à la grande barrière de glace par 77°30 de latitude sud, le point le plus extrême vers le sud de notre mission.

Aujourd’hui nous atterrissons sur l’Ile de Ross située à l’extrémité de cette barrière dans le coin SW de la Mer de Ross. C‘est une ile impressionnante où culmine à 3800m d’altitude un volcan en activité, l’Erebus. Cette ile est aussi peuplée d’énormes colonies de manchots les plus australes en Antarctique.

Yves, l’ornithologue du bord, spécialiste de la faune australe, nous parle de ses observations en mer et de notre premier débarquement sur la colonie de manchots Adélie au Cap Crozier.

 

 

 

 

Chronique Antarctique 4 : Océanographie en Mer de Ross

Chronique Antarctique 4 : Océanographie en Mer de Ross

Diffusion le mercredi 15 juillet à 9h30.

 

 

Après la traversée de l’Océan Austral depuis la Nouvelle-Zélande, nous somme rentrés en Mer de Ross et aujourd’hui nous avons atteint la Barrière de Ross, ce sont d’immenses falaises de glace continentale, qui nous barrent la route, donc qui marquent le point le plus Sud de notre mission par 77°30 de latitude Sud à 1400km à vol d’oiseau du Pôle Sud.

La mer de Ross est unique en termes d’écologie et de climat. En particulier :

  • La barrière de Ross qui s’étend sur une longueur 800km est la frontière entre la mer et une vaste plateforme glaciaire, en anglais le Ross Iceshelf, qui couvre une surface de 500 000km2 vers le sud jusqu’au Monts Transantarctiques, à 500km du Pôle Sud. Cette plateforme, grande comme la France, peut atteindre 600m d’épaisseur de glace et flotte sans toucher le fond, donc elle se brise en permanence le long de sa frontière avec la mer et génère ces immenses icebergs que nous avons croisés tout au long du trajet.
  • Comme la Mer de Ross se situe très au sud du Cercle Polaire, le jour est continu pendant plusieurs mois d’été, donc en ce moment pour nous, et la nuit polaire, dure plusieurs mois d’hiver avec obscurité totale.
  • Autre particularité météorologique : les régimes de vents catabatiques, ce sont des vents de secteur sud très violents générés par des masses d’air froid qui dévalent des Montagnes Transantarctiques, se refroidissent encore plus en traversant la plateforme glaciaire pour finalement débouler sur la mer. On s’en est pris plusieurs fois pendant la mission, ça monte brutalement à 50-60 noeuds et ça ne rigole pas !!!
  • Une conséquence de ces forts vents de sud, qui sont fréquents tout au long de l’année, c’ est qu’ils cassent la banquise dès qu’elle se forme et qu’ils repoussent les glaces dérivantes vers le Nord, donc le milieu de la Mer de Ross est libre de banquise en permanence, même en hiver, c‘est ce qu’on appelle une polynie.
  • Dans cette polynie, où donc l’eau de surface est en contact permanent avec les vents, on rencontre d’importants courants verticaux et horizontaux dans les masses d’eau. Notamment, la remontée d’eaux de fond plus froides et plus denses, riches en nutriments, vers la surface de la mer, qui remplace les eaux de surface pauvres en nutriments. Les régions de remontée d’eau favorisent la floraison de phytoplancton, ce qui permet une plus grande diversité d’organismes dans toute la chaîne alimentaire des petits poissons jusqu’aux baleines

En raison de ces facteurs écologiques et climatiques uniques, la mer de Ross est un endroit idéal pour étudier l’évolution des espèces marines et pour déterminer les effets biologiques du changement climatique. C‘est aussi la raison pour laquelle elle a été déclarée Aire Marine protégée en 2016 et que nous sommes ici pour en faire le bilan au bout de 10 ans. Dès notre arrivée dans cette mer, nous avons donc commencé notre campagne de mesures des différents paramètres physico chimiques et biologiques qui caractérisent ce milieu si particulier. Emmanuel Boss, un chercheur océanographe franco-américain, nous détaille toutes ces manipes, notamment celles concernant la couleur de l’eau, liée à la concentration de phytoplancton, qui serviront à calibrer les photos du satellite PACE.

 

Chronique Antarctique 3 : On arrive en Mer de Ross

Chronique Antarctique 3 : On arrive en Mer de Ross

Diffusion le dimanche 12 juillet à 12h10

Dans la chronique précédente, nous avions déployé une bouée océanographique, le Tipod, qui va dériver pendant 2 ans autour de l’Antarctique afin de mesurer différents paramètres de l’Océan austral. Aujourd’hui, nous devions à l’inverse récupérer un mouillage océanographique qui a été mis à l’eau il y a un an par des collègues Néo-zélandais mais nous n’avons pas trouvé cette ligne de mouillage et la raison de cet échec est expliquée par Thomas, l’officier navigateur du Persévérance : il a pu détecter que la zone du mouillage située sur une montagne sous-marine, donc très poissonneuse, était fréquentée par de nombreux navires de pêche, qui ont probablement arraché le mouillage dans leurs chaluts …..

Le 31 janvier nous pénétrons en Mer de Ross grâce à un passage dans la banquise trouvé grâce aux images satellites (voir la carte), nous croisons nos premiers icebergs et Noé, le second capitaine, nous commente cette navigation très particulière.

Chronique Antarctique 1 : Le départ de la mission et ses objectifs

Chronique Antarctique 1 : Le départ de la mission et ses objectifs

Diffusion le dimanche 5 juillet à 12h10

 

Nous sommes partis hier de Nouvelle Zélande et nous sommes actuellement par 50 degrés de latitude Sud en route pour traverser l’Ocean Austral jusqu’à la Mer de Ross que nous devrions atteindre dans une dizaine de jours.

Le trajet prévu pour cette mission de 2 mois apparait sur la carte ci contre, nous longerons les côtes de l’Antarctique en Mer de Ross puis en Mer de Dumont d’Urville, nous visiterons plusieurs stations scientifiques et la mission s’achèvera à Hobart en Tasmanie.

Comme Jean-Louis nous l’explique dans cette première chronique, les zones que nous allons traverser ont un statut d’aire marine protégée (AMP) depuis 2016 car elles hébergent de nombreuses colonies d’oiseaux et de manchots qui s’y reproduisent ainsi que d’importantes populations de mammifères marins, phoques et cétacés comme indiqué sur la carte L’objectif principal de notre mission est donc d’établir un inventaire de ces populations protégées après 10 ans d’existence de l’AMP.

Vivre ici – La Symphonie Alchimique des Plantes

Vivre ici – La Symphonie Alchimique des Plantes

Diffusion : jeudi 02 juillet 2026 à 08h30 et 12h30

Animateur : Jean-Pierre Fonollosa

Invité : Jean-René Lourtet, est Musicien professionnel, grâce à des capteurs, il arrive à détecter les signaux électriques dégagés par les plantes, pour ensuite en faire de la musique.

Jean-René Lourtet, musicien, auteur-compositeur, conférencier et fondateur de KEA, une structure dédiée à l’exploration des liens entre le son, la nature, la voix et le bien-être.

Depuis plusieurs années, il développe un projet intitulé La Symphonie Alchimique des Plantes, fruit d’un long travail artistique, musical et contemplatif autour du monde végétal.

Le principe est simple : grâce à un dispositif de captation, les variations électriques naturelles des plantes sont transformées en informations musicales. À partir de ces données, il compose des œuvres inspirées par chaque plante, créant ainsi une rencontre originale entre nature, musique et perception.

Ce projet a donné naissance à un livre de plus de 300 pages présentant 39 plantes, chacune associée à une composition musicale accessible par QR Code. L’ouvrage invite à ralentir, à observer autrement le vivant et à renouer avec une forme de contemplation souvent oubliée dans notre quotidien.

Au-delà de l’aspect artistique, les thèmes abordés sont nombreux :

• la relation entre l’être humain et la nature,
• le pouvoir évocateur du son et de la musique,
• l’écoute sensible,
• les neurosciences et l’impact des environnements sonores sur notre état intérieur,
• la créativité inspirée par le monde vivant.

Vivre ici – L’ASPAS, Association pour la Protection des Animaux Sauvages.

Vivre ici – L’ASPAS, Association pour la Protection des Animaux Sauvages.

Diffusion : mercredi 1er juillet 2026 à 08h30 et 12h30

Animateurs : Jean-Pierre Fonollosa, Wendy Prunac

Invité : Christian Perrenot, Co délégué de l’ASPAS pour l’Hérault, Association pour la protection des animaux sauvages.

Alors que la chasse d’été est ouverte depuis le 1er juin 2026 et se poursuivra jusqu’au 12 septembre 2026, un arrêté préfectoral du 18 mai dernier 2026 prévoit une exception notable :

dans plusieurs communes où les populations de lapins occasionnent des dégâts agricoles et où l’espèce est classée ESOD (Espèces susceptibles d’occasionner des dégâts), le tir du renard est interdit. Cette mesure, validée par la préfecture en concertation avec les représentants du monde agricole, les chasseurs et les associations de protection de la nature, repose sur le rôle du renard comme prédateur naturel du lapin. Une décision qui met en lumière la place du renard dans les équilibres écologiques et qui soulève plusieurs questions sur la gestion de la faune sauvage.

L’ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) est une ONG indépendante.

Son fonctionnement dépend de votre soutien ! Soutenir l’ASPAS| Lilo 💧

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Les cavaliers du froid

Les cavaliers du froid

Les cavaliers du froid

Invité: Mariano Pugceddu, maraîcher en agriculture biologique, retraité

Animateur: Hubert de Bon

Diffusion : lundi  4 mai 2026  à 9h15

Rediffusion : lundi 4 mai 2026  à 18h15

Technique: Axel Sauvajon

Les saints cavaliers du froid sont : Saint Georges le 23 avril, Saint Marc le 25 avril, Saint Eutrope le 30 avril, Saint Philippe le 3 mai, Saint Jean Porte latine le 6 mai et puis, il y a les saints de glace, les 11, 12 et 13 mai, Mamert, Servais et Pancrace.. Toutes ces dates ben identifiées traduisent le temps capricieux de fin avril et début mai avec les risques de dernières gelées nocturnes.

C’est le moment de goûter l’artichaut, la laitue et notamment la Mouchetée de Salasc, les fraises, les radis, les blettes,  les fèves ou le navet de Pardailhan, etc...

Laitue Mouchetée de Salasc                             Navet dit de Pardailhan

En mai, le terrain doit être prêt pour l’installation de la saison estivale: haricots, aubergines, tomates, poivrons, … la plantation d’oignon avec des variétés comme l’ Amposta, Tropea, Tarassac. Il est possible aussi de semer carottes, betteraves … qui seront récoltées en été. Ne pas oublier les cucurbitacées: melons, concombres et courges . Et encore beaucoup d’espèces maraîchères aromatiques et autres.

Arrosage des fraisiers                           Laitues et aubergines associées sous abri

Ne plantez pas trop serré car il faut de la place pour que chaque plante se développe bien. Mais des cultures peuvent être associées,  temporairement ou non. Et la priorité après le semis en place ou la plantation, est le désherbage des cultures régulier. Un mulch ou paillage du sol peut réduire cette contrainte. Pratiquer un arrosage régulier surtout après cet avril un peu sec.

Tomates sous grillage métallique de support         Oignon de Tarassac sur plastique

Enfin, en plus de toutes ces cultures, le jardinier doit prévoir dès maintenant l’emplacement des plantations pour l’hiver (choux, poireaux…).

N’oubliez pas la bourse d’échanges de graines et plants le dimanche 10 mai 2026 à Saint-Etienne-de-Gourgas

Pour en savoir plus:

https://www.semeurslodevoislarzac.fr/

https://www.semencespaysannes.org/

https://fr.aleteia.org/2026/04/27/les-ngt-ces-nouveaux-ogm-que-vous-aurez-bientot-dans-vos-assiettes/

 

Vivre ici : Lohr Cipolat, Artiste Peintre

Vivre ici : Lohr Cipolat, Artiste Peintre

 

Diffusion : jeudi 30 avril 2026 à 08h30 et 12h30

Animateur : Jean-Pierre Fonollosa

Invité : Lohr Cipolat, Artiste Peintre pour une exposition de peinture à l’Entracte Café à Nébian, avec un vernissage prévu le Jeudi 7 mai 2026

Pour en savoir plus, cliquez ici

Goupil Connexion, 30 ans à retisser des liens entre les vivants humains et non-humains

Goupil Connexion, 30 ans à retisser des liens entre les vivants humains et non-humains

Diffusion le 27 avril 2026 à 10h00 et le 2 mai à 18h00

Nous sommes allées à la rencontre de Marie Pierre Puech, vétérinaire, et de Catherine Audic, second pilier de l’association. Elles sont toutes deux fondatrices de l’association Goupil Connexion qui existe maintenant depuis 30 ans et œuvre sans relâche au respect de tous les Vivants, humains et non-humains avec trois missions essentielles : les soins, le pôle pédagogique et la mission territoire.

Dans un premier temps, nous nous sommes rendues à lHôpital de la Faune Sauvage, créé en 2008 à Laroque qui accueille chaque année un nombre toujours croissant d’animaux en détresse qui subissent de plein fouet la crise écologique et la prédation de l’humain sur les territoires. L’an dernier l’hôpital a reçu environ 3000 animaux… Catherine Audic évoque avec nous l’énorme travail que cela a représenté et insiste sur le rôle essentiel des bénévoles. Elle commente également les difficultés rencontrées depuis la fermeture du centre de soins de Villeveyrac.

Puis, après avoir rendu visite à quelques pensionnaires en compagnie de Marie Pierre Puech, nous l’avons suivie au Domaine Nicouleau, grand projet qu’elle a lancé en acquérant ce mas agricole de 77 ha -des ruines au milieu d’un écrin de garrigues- qui est au cœur de son engagement : il sera un lieu dédié à «la sensibilisation tous publics, d’éducation et de formation à la connaissance, à la protection de la nature et à l’attention à l’autre»

Une ferme-école agroécologique y trouvera naturellement sa place afin de témoigner de l’importance de la biodiversité dans l’agriculture et de l’importance de la relation inter-espèces. L’hôpital faune sauvage y prendra également place d’ici deux ans.

Sur ce site exceptionnel, une équipe de bénévoles enthousiastes se retrouve tous les lundis depuis quelques années pour mener à bien cette mission qui, au final, permettra de renouer des alliances avec les autres vivants, par le respect, la connaissance, la compréhension et le partage… Ne tient qu’à vous d’aller les aider selon vos disponibilités !

Les bénévoles à Nicouleau : après l’effort,  le réconfort !

contact@goupilconnexion.org 

Les fleurs d’avril ne tiennent qu’à un fil

Les fleurs d’avril ne tiennent qu’à un fil

Invité : Mariano Pugceddu, maraîcher retraité à Octon

Diffusion : lundi 6 avril  2026  à 9h15

Rediffusion : lundi 6 avril 2026  à 18h15

Animateur: Hubert de Bon, Collectif semeurs du Lodévois-Larzac

Technique: Axel Sauvajon

Epinards, ail, laitue Mouchetée de Salasc

« En avril le sureau doit fleurir, sinon le paysan va souffrir« ,  nous sommes au printemps, avec un climat parfois capricieux, mais pour le maraîcher des journées trop courtes vu le travail à faire au champ. On peut récolter les derniers poireaux, quelques salades qui peuvent monter comme la Sucrine, ou la Rougette de Montpellier, Mouchetée de Salasc. C’est le début de l’aillet, jeunes pousses d’ail issues des petites gousses à l’intérieur du bulbe, des cébettes , de l’asperge, blettes, etc….. la fin des épinards, et parfois encore quelques topinambours.

Le jardinier termine la préparation de la terre,  notamment en cassant la croûte pour l’aérer avec la grelinette et éviter les grosses mottes. Les engrais verts (phacélie, moutarde, avoine…. ) sont à broyer et enfouir légèrement. Le compost peut être apporté aussi, si ce n’est déjà fait. Ne pas oublier qu’en agriculture biologique, la terre n’est pas retournée par un labour profond.

Engrais verts: phacélie, vesce

Les semis en place peuvent débuter avec betteraves, carottes, coriandre, céleri rave,  maïs, tournesol… A partir du 15 avril, on peut commencer à transplanter tomates, concombres, mais à surveiller car jusqu’au Saints de glace  (11, 12 13 mai) , il peut y avoir des gelées. Le mieux est de les protéger avec un film non tissé. Il est possible de faire aussi des semis d’engrais verts qui seront broyés fin juin.

Plants de tomates sous abri

Et surtout n‘oubliez pas les plantations d’oignons: Rebouillon, Lézignan, Tarassac, Tropea..

Vous pouvez rencontrer les Semeurs du Lodévois-Larzac à la fête de la Graine à Pézenas le 11 avril , mais aussi le 10 mai 2026 à Saint-Etienne-de Gourgas pour la bourse d’échanges de plants et de graines du printemps.

Fruits de piments séchant pour semences

Pour en savoir plus

http://www.semeurslodevoislarzac.fr/

https://www.semencespaysannes.org/