Diffusion : lundi 22 juin 2026 à 10 h et samedi 27 juin 2026 à 18 h
Pour cette dernière émission avant l’été, nous avons retrouvé Tangi Gourmelon et Louise Daviron de l’association Paysarbre à Lodève sur un chantier d’entretien des pieds des arbres qui avait lieu le 3 juin dernier.
Le cadre est idyllique sous ce beau soleil de juin, un rien « ensauvagé » car, après les pluies hivernales, la végétation s’en est donnée à cœur-joie… Le bord de la Lergue est peuplé d’arbres majestueux qui oscillent et bruissent au gré du vent. Le chant des oiseaux signe la diversité des espèces qui en peuple les rives.
Sureaux, pommiers, plaqueminiers, cerisiers, des grenadiers, beaucoup d’arbustes émergent au milieu des herbes folles…
Nous avons un peu de mal à nous tracer un chemin dans cette « petite jungle », mais voici Louise qui s’active déjà à dégager les pieds de fruitiers et Tangi qui nous accueillent avec un large sourire, toujours prêts à transmettre leur passion et leurs savoir-faire liés à l’arbre…
Diffusion : Lundi 25 mai 2026 à 10h et samedi 30 mai 2026 à 18h
L’École Dehors -pratique née en Suède au 19ème siècle- attire de plus en plus les enseignants. Si en France les enfants passent dix fois moins de temps dehors qu’il y a trente ans, les choses semblent évoluer positivement puisque aujourd’hui environ 4 500 classes expérimentent les cours dehors depuis le Covid.
L’école dehors peut se faire à tous les niveaux de scolarité, mais en France surtout dans le primaire, de la maternelle au CM2. Proposer des enseignements dehors peut décloisonner, transformer les rapports des enfants entre eux, des enfants à la nature, des enfants aux enseignants, et des enfants aux matières enseignées, par exemple faire une dictée sur une souche d’arbre, ou sur ses genoux, va considérablement dédramatiser la matière « orthographe », sans renier ses exigences.
Une belle initiative pour déconnecter nos enfants des écrans et les reconnecter à la nature tout en apprenant différemment… Oser prendre des risques, développer leur curiosité, leur motricité… des aspect essentiels pour le développement de chaque enfant.
L’école dehors ne guérit pas les problèmes mais elle génère une approche différente de la relation au vivant.
Mélisse Durecu, Mélanie Jeammot et Lucie Veyrie, toutes trois professeurs des écoles à Lodève, sont venues croiser leur regard sur cette pratique, et évoquer la façon qu’elles ont chacune de la dérouler. Et même si parfois quelques difficultés naissent, le résultat est rendez-vous : de beaux partages, de multiples apprentissages hors les murs…
Nous sommes allées à la rencontre de Marie Pierre Puech, vétérinaire, et de Catherine Audic, second pilier de l’association. Elles sont toutes deux fondatrices de l’association Goupil Connexion qui existe maintenant depuis 30 ans et œuvre sans relâche au respect de tous les Vivants, humains et non-humains avec trois missions essentielles : les soins, le pôle pédagogique et la mission territoire.
Dans un premier temps, nous nous sommes rendues à l‘Hôpital de la Faune Sauvage, créé en 2008 à Laroquequi accueille chaque année un nombre toujours croissant d’animaux en détresse qui subissent de plein fouet la crise écologique et la prédation de l’humain sur les territoires. L’an dernier l’hôpital a reçu environ 3000 animaux… Catherine Audic évoque avec nous l’énorme travail que cela a représenté et insiste sur le rôle essentiel des bénévoles. Elle commente également les difficultés rencontrées depuis la fermeture du centre de soins de Villeveyrac.
Puis, après avoir rendu visite à quelques pensionnaires en compagnie de Marie Pierre Puech, nous l’avons suivie au Domaine Nicouleau, grand projet qu’elle a lancé en acquérant ce mas agricole de 77 ha -des ruines au milieu d’un écrin de garrigues- qui est au cœur de son engagement : il sera un lieu dédié à «la sensibilisation tous publics, d’éducation et de formation à la connaissance, à la protection de la nature et à l’attention à l’autre»…
Une ferme-école agroécologique y trouvera naturellement sa place afin de témoigner de l’importance de la biodiversité dans l’agriculture et de l’importance de la relation inter-espèces. L’hôpital faune sauvage y prendra également place d’ici deux ans.
Sur ce site exceptionnel, une équipe de bénévoles enthousiastes se retrouve tous les lundis depuis quelques années pour mener à bien cette mission qui, au final, permettra de renouer des alliances avec les autres vivants, par le respect, la connaissance, la compréhension et le partage… Ne tient qu’à vous d’aller les aider selon vos disponibilités !
Les bénévoles à Nicouleau : après l’effort, le réconfort !
Émission spéciale diffusée mercredi 1er avril à 19h15
Rediffusion vendredi 3 avril à 15h00
Cette année l’association Paysarbre -que nous avons reçue il y a trois mois sur nos ondes- fêtait les 10 ans de «la Petite Fête de l’Arbre».
Comme chaque année cette fête proposait de nombreuses animations en tout genre : conférences, balades, démonstrations diverses, ateliers de cuisine, de croquis, d’arpentage, soirées festives, concerts, la liste serait vraiment longue à énumérer …
Notre table ronde avait pour thème «les usages de l’arbre».
Comment allier notre besoin en bois et la préservation des forêts ?
Faut-il adapter la forêt au changement climatique en cours, ou la laisser se régénérer ?
L’arbre nourricier, cueillette, éthique
La greffe sur fruitiers sauvages
Pour répondre à ces questions, quatre invités qui ont d’ailleurs tous animé des conférences au cours de ces trois jours :
Pierre-Maurice Muller, membre de l’association Francis Hallé, accompagnateur de montagne sur L’Aigoual. Il a mis en place «les éco-dialogues» au Vigan autour de l’homme et son environnement et fait partie du Comité de Pilotage d’ «Aigoual forêt d’exception ». Sa conférence (passionnante…) : « La Forêt naturelle »
Laurent Bayle-Bascoul, technicien depuis 21 ans à L’Office National des Forêts. Il intervient dans des ateliers d’éducation à l’environnement autour des usages et des services rendus par la forêt. Il a également animé une conférence avec Laurent Torres : « Histoire de la forêt et empreintes du forestier »
Caroline Calendula, formée par François Couplan ethnobotaniste, spécialiste des plantes sauvages comestibles, auteure de plusieurs ouvrages, conférencière et formatrice. Durant cette fête elle a animé un atelier «Cuisiner les arbres sauvages» et une conférence «Les chênes et autres arbres sauvages nourriciers»
Clément Fleith, auteur du livre «La greffe sur fruitiers sauvages», formateur à Paysarbre, animateur et chef de file du projet «les fruits de la résilience» à la pépinière Point Clef. Il a donné dimanche une conférence sur : «Les fruits de la Résilience et la quête du gland doux»
Diffusion : le lundi 23 mars à 10h00 et le samedi 28 mars à 18h00
Elles ont longtemps été persécutées et font encore l’objet de nombreuses idées reçues. Pourtant leur rôle dans les écosystèmes est majeur…
Cette chronique rend hommage aux chauves-souris, seuls mammifères capables de voler, victimes de multiples menaces à l’instar de nombreuses espèces dans le monde… En effet, la déforestation, la destruction des haies, l’agriculture industrielle, le secteur éolien, mais aussi la rénovation de bâtiments peu respectueuse de leurs habitats, aggravent lourdement leurs conditions de vie.
Toutes les espèces de chauves-souris sont aujourd’hui protégées. Elles sont considérées comme des espèces «parapluie» ce qui signifie que leur présence est un indicateur de la santé de l’écosystème.
Elles peuvent être frugivores, pollinisatrices, semeuses de graines, parfois carnivores… mais en France elles sont essentiellement insectivores et rendent de multiples services aux agriculteurs dans leur lutte contre les ravageurs. Pensez, elles peuvent consommer des milliers d’insectes en une nuit, dont les moustiques !
Sur les 36 espèces présentes en France, 32 sont présentes en Languedoc-Roussillon.
Camille Laure du Groupe Chiroptères du Languedoc Roussillon est venue nous parler de ces petits mammifères, si furtifs, si discrets pour tenter de changer notre regard sur eux, apprendre à les protéger, voir les accueillir et qui sait, peut-être même les aimer… ?
Notre focus du mois, présenté par Andrée, porte sur les cétoines et les hannetons :
Les gros vers blancs : qu’est-ce que c’est ?
Dans nos jardins, on les découvre au détour d’un retournement de terre, ou encore dans notre bac à compost. Ils sont la plupart du temps considérés comme des ennemis nuisibles aux cultures. Et pourtant…
Là encore leur rôle fondamental dans l’écologie des sols est méconnu. Nous devons donc apprendre à les reconnaître pour favoriser les « bons » vers blancs -ceux de cétoine dorée- et les distinguer des larves de hanneton, désolation du jardinier !
Diffusion le lundi 23/02/2026 à 10h00, rediffusion le 28/02/2026 à 18h00
Depuis plus de 50 ans les Écologistes de l’Euzière œuvrent à faire découvrir la nature auprès des plus jeunes comme des plus âgés.
Riche de plus de 300 adhérents, 17 salariés et d’une cinquantaine de bénévoles, cette association organise de nombreuses sorties naturalistes à travers notre garrigue méditerranéenne. Pour exemple les sorties «salades sauvages» ou encore«zones humides» rencontrent un franc succès !
Tous les moyens sont mis en œuvre pour déclencher la curiosité autour du vivant et l’apprentissage au respect de la biodiversité qui nous entoure. Ainsi, les Écologistes de l’Euzière organisent chaque année durant l’été deux séjours «Vacances Nature» destinés aux jeunes de 10 à 13 ans et de 14 à 17 ans.
Des animateurs passionnés mettent ainsi à portée de tous leurs multiples talents et connaissances : dessins naturalistes/aquarelles, botanique, ornithologie, herpétologie, entomologie…. et bien d’autres encore !
L’association propose également des formations naturalistes adaptables à toutes structures (collectivités, entreprises, associations) qui s’appuient sur une pédagogie active impliquante sur le terrain (label Qualiopi).
Mais cela ne s’arrête pas là : Les Écologistes de l’Euzière proposent des études réglementaires, des suivis naturalistes et une assistance à de nombreuses structures qui souhaitent inclure l’environnement et la biodiversité dans leurs projets.
Nous avons eu le plaisir de discuter avec Mathieu Petiot, nouveau directeur de l’association, qui est venu nous parler avec enthousiasme de toutes ces actions mises en œuvre…
En 2ème partie, notre focus concerne un étrange animal, le tardigrade, qui existe depuis plus de 500 millions d’années. Porteur potentiel d’évolutions majeures dans notre regard sur le vivant et d’avancées insoupçonnées, ce minuscule «ourson d’eau» possède des capacités hors du commun. Il reste cependant encore très énigmatique aux yeux de la science et est sujet à de multiples études…
Nous ne pouvions démarrer cette chronique sans rendre un hommage à Francis Hallé, botaniste infatigable et déterminé, dont le savoir et les enseignements ont tant contribué à nous faire connaître, aimer et respecter non seulement l’Arbre, mais aussi la beauté du Vivant sous toutes ses formes…
Tangi Gourmelon a eu l’occasion de le rencontrer et c’est même ainsi que s’est créée la première Fête de l’Arbre… Il nous en parle avec émotion.
Lui-même -passionné d’arbres et du Vivant- est l’un des membres fondateurs de l’association Paysarbre basée à Lodève et créée en 2013. Entouré de passionnés et de bénévoles, il œuvre sans relâche à réhabiliter des savoir-faire anciens, des cultures fruitières vivrières, dans un grand respect de l’environnement et de la biodiversité.
«Être au monde, c’est être avec les autres», voilà qui résume bien l’état d’esprit de ce «jardinier du collectif et du bien commun». Tangi aborde dans cette interview avec beaucoup de cœur les buts de l’association, en mettant l’accent sur la nécessité de renforcer le lien social et en donnant la possibilité à chacun d’œuvrer pour le bien commun.
En effet, les actions de Paysarbre sont essentiellement tournées vers le partage des savoir-faire : plantations de haies champêtres à partir d’espèces indigènes, de vergers collectifs, animations et sensibilisation autour de l’arbre. Mais cela ne s’arrête pas là. «Les chemins fruitiers» dont le but est de « Rendre nourricière la végétation locale» au profit des habitants et des promeneurs ont vu le jour. Ces chantiers consistent à greffer des variétés fruitières sur des arbres, sauvages ou ensauvagés, naturellement présents dans la région et parfois de leur donner une seconde vie, tout en permettant la préservation de variétés anciennes, méconnues ou oubliées…
Cette année «La Petite Fête de l’Arbre» aura lieu à Lodève les 27, 28 et 29 mars prochains et un appel est lancé pour soutenir ce beau projet qui ne pourra se faire qu’avec l’aide des citoyens, faute à la baisse drastique actuelle des subventions aux associations.
Diffusion le lundi 22 décembre à 10 h, rediffusion le 27 décembre à 18 h
Lucie Aragon est une jeune femme pleine de douceur, mais débordante d’énergie, qui s’est installée au pied du Causse d’Aumelas pour y cultiver des arbres fruitiers, légumes et aromates, dont elle fait de délicieuses conserves artisanales bio, le tout s’inspirant du maraîchage sur sol vivant. Le nom de son exploitation : Amarel, «nom occitan d’un cerisier sauvage qui peuple la garrigue» …
Tout cela a été rendu possible par le soutien actif de l’association «Terres Vivantes» aussi bien dans l’émergence de son projet que dans son accompagnement et sa mise en œuvre. Elle œuvre d’ailleurs aujourd’hui à leurs côtés et nous fait découvrir les multiples facettes de cette association dont l’équipe est composée de bénévoles dont de nombreux paysans(nes).
Ainsi, Lucie, aux côtés de Terres Vivantes, est en train de mettre sur pied un réseau «Femmes Paysannes» afin de faciliter leur quotidien, tant dans l’organisation que dans des formations encore trop souvent réservées aux hommes…
En seconde partie, nous démarrons aujourd’hui nos « virgules », avec Andrée qui va nous parler des vers de terre dans des aspects souvent méconnus du grand public…
Wolfgang CRAMER (photo AGC Andreia Gomes Carvalho)
Diffusion : lundi 24 novembre 2025 à 10h et samedi 29 novembre à 18h
Wolfgang Cramer, auteur principal du 6ème rapport d’évaluation du GIEC en 2023, directeur de recherche au CNRS et membre du comité stratégique du MedECC, réseau indépendant d’experts scientifiques dédié au changement climatique en Méditerranée, est notre invité sur RPH.
Quand nous l’avons questionné sur ce qui lui tenait le plus à cœur pour cet entretien, il nous a immédiatement fait part de ses préoccupations quant à la «décrédibilisation» de la parole scientifique par rapport au changement climatique, mais aussi de ses inquiétudes par rapport à la géo-ingénierie et aux nouvelles technologies qui apparaissent, bien souvent sans en avoir mesuré les conséquences possibles sur nos écosystèmes.
Dans cette interview, il alerte donc sur les «marchands de doutes» et les «apprentis sorciers», tout en gardant un esprit résolument positif en défendant sans relâche les solutions fondées sur la nature, mais pas que ……. et, en ces temps d’incertitude, ça fait du bien !
Liens vidéos :
- Comment Nos Sociétés Peuvent Soudainement Basculer(Metabolism of cities) :
Émission diffusée le lundi 27 octobre 2025 à 10h00
Rediffusion le samedi 1er novembre 2025 à 18h00
Louis et Gilles au cours d’une animation scolaire « animaux des mares »
Gilles et Louis Hanula sont animateurs passionnés de nature sauvage au sein de l’association Kermit, basée à la Vacquerie (34520) sur le Larzac méridional. Tous deux sont extrêmement préoccupés par le sort des amphibiens qu’ils voient décliner à une vitesse effroyable au fil des années et poussent un cri d’alarme devant cet effondrement vertigineux.
Grenouilles rieuses – (Pelophylax ridibundus)
Victimes d’espèces envahissantes (notamment la grenouille rieuse), de la fragmentation des milieux, du réchauffement climatique, de la disparition des zones humides et des pesticides, les populations d’amphibiens sont de plus décimées par un champignon parasite importé également le Batrachochytrium dendrobatidis.
Leur association Kermit organise des sorties et des animations nature auprès d’un large public, mais aussi auprès des établissements scolaires ou de groupes constitués.
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