… avec Jean-Paul Bessiere, berger à Gigean, membre d’un collectif d’agriculteurs du massif de la Gardiole.
Jean-Paul Bessière, bergerà Gigean, est très inquiet de la gestion du massif de la Gardioledepuis l’important incendie qui avait ravagé une centaine d’hectares de ce site exceptionnel, en 2014.
Plantation de 5.000 caroubes et éco-pâturage
Il fait partie d’un collectifd’agriculteurs et éleveurs du secteur. Ensemble, ils disent avoir soumis aux élus locaux et régionaux un projet, à la fois de sauvegarde de la biodiversité et de prévention des incendies sur le massif, avec notamment la plantation de 5.000 caroubes sur la pente sud de la Gardiole.
Ils proposent aussi de faire paître 500 brebis sur le massif pour le débroussailler naturellement.
N’ayant pas eu de retour des élus, ils nous ont contactés. Ils aimeraient mettre en place une réunion publique avec des décideurs politiques et des habitants pour discuter des actions possibles.
Ils lancent un appel à toute personne qui pourrait les rejoindre pour appuyer cette démarche. Vous pouvez directement les contacter par mail à : jeanpaulbess@gmail.com
Un entretien à écouter ici :
Jean-Paul Bessière, berger à Gigean, est très inquiet de la gestion du massif de la Gardiole depuis l’important incendie qui avait ravagé une centaine d’hectares de ce site exceptionnel, en 2014.
En 2018, j’ai eu l’opportunité de séjourner dans la région de Marrakech Safi, à l’invitation des Halles de Schaerbeek. Je devais y conduire une résidence de création sur la notion de « sacré ».
Or, comme souvent, et bien heureusement, j’ai dérivé. Et de ce voyage ont surgi plusieurs conversations auprès de différents « pratiquant·es » de la voix et de la parole : avec la poétesse et spécialiste du soufisme Touria Ikbal, une jeune chanteuse et un étudiant muezzin, le conteur et pédagogue Aziz Bouyabrine et plus particulièrement dans un dialogue riche et constant avec l’artiste et traducteur Noureddine Ezarraf.
Ces rencontres m’ont mené des sommets du Haut-Atlas à la cavité d’une bouche, le long d’un sillon vocal qui mène du chant à la langue. Et dans les reliefs de ce sillon sont apparus, en creux, la mémoire des mots, les traces de la violence coloniale, un remède chanté, l’histoire des lettres et du cosmos.
La conception de cette pièce m’a beaucoup interrogé. Notamment sur l’usage du français, ou encore sur ma justesse et légitimité à tenir un micro dans un contexte culturel dont j’étais très ignorante. Pourtant, c’est bien ce trouble, cet inconfort et ces dérivations qui font qu’elle demeure précieuse à mes oreilles.
Diffusion : Le mercredi 29 mars à 16h00
Rediffusion : Le jeudi 30 mars à 11h
INTERVIEW
Après Pupille en 2018, avec Je verrai toujours vos visages, Jeanne Herry tisse une fiction pour nous parler de la justice restaurative, au moyen d’un casting remarquable. Nous avons pu la rencontrer, de même qu’une de ses actrices : Elodie Bouchez.
On tient à remercier le cinéma Diagonal, Utopia, les cinémas Gaumont et CGR qui nous facilitent le travail… et les distributeurs qui nous font confiance…
Une centaine de lycéens bloque le lycée Jean-Moulin, à Pézenas, ce mercredi 29 mars 2023. Des représentants des gilets jaunes et des syndicats CGT et Solidaires sont présents sur place.
Une quinzaine d’élèves est arrivée tôt ce matin pour bloquer des quatre entrées de l’établissement, dont deux bloquées en chaîne humaine, avant l’arrivée des bus scolaires, un peu avant 8h. Vers 9h, certains élèves en désaccord avec le blocage ont forcé la chaîne humaine pour entrer dans le lycée.
(vidéo : Lila, DR.)
Réforme des retraites, Parcoursup… Les lycéens multiplient les actions malgré la tenue des épreuves du bac. Nous étions sur place ce matin, avec Lila, porte-parole des lycéens piscénois.
Les élèves bloqueurs prévoyaient de libérer l’accès à l’établissement cet après-midi, pour gêner le moins possible les épreuves du bac.
Un entretien à écouter ici :
Une centaine de lycéens bloque le lycée Jean-Moulin, à Pézenas, ce mercredi 29 mars 2023.
Invité : Le chanteur musicien compositeur citoyen du monde HK des HK et les Saltimbanks
Danser encore, contre les protocoles, les injustices, les enfermements forcés, les mensonges, la peur, danser encore, contre la division de nos corps, chanter encore, le besoin de se rapprocher, de se toucher, de s’émouvoir ensemble, sans masques, la bouche grande ouverte vers le ciel
danser encore, dans toutes les rues des villages, où bon nous semble, sur les places des marchés, sur les sentiers abandonnés, sur le toit des buildings.
Danser encore, comme un hymne essentiel que chacun se transmet avec emphase. Où que vous marchiez pendant le confinement, vous trouviez un petit groupe de résistants qui tapaient dans ces mains en chantonnant cet air. Pas un jour en vérité où vous ne l’entendiez interpréter. Un air qui contenait là et contient encore, comme en écho, notre fureur de vivre, dans une volonté musicale d’apaisement mutuel.
Danser n’est pas criminel, alors laissez nous vous le signifier.
Danser encore nous le ferons le samedi 1er avril à 20h au Rockstore de Montpellier, unique date héraultaise dans la grande tournée française 2023 de « Danser encore » desHk et les Saltimbanks.
À l’âge de 15 ans, HK est frappé de plein fouet par la révolution hip-hop. Il monte son premier groupe « Juste Cause », avec lequel il fera véritablement ses premières armes … puis « Piece of salam », avec qui il écumera toutes les scènes de la région lilloise.
En 2009, HK, qui a des envies de colorer sa musique de chanson, de musiques du monde, et de reggae, se lance en solo… Enfin, pas vraiment ! Il forme le groupe « HK et les Saltimbanks » avec des musiciens virtuoses et taillés pour la scène.
À l’automne 2020, après plusieurs mois de confinement et alors qu’HK et ses musicien-nes s’apprêtaient à vivre une année de tournée à travers la France avec leur nouvel album Petite Terre, le second confinement les a relégués au rang de « non-essentiels ». HK a alors écrit la chanson « Danser encore », ode à la joie de vivre et au lien entre les gens, qui allait très vite faire le tour du monde avec des centaines de reprises et de flashmobs. A l’été 2021, la chanson paraît sur un EP éponyme, tandis qu’HK présente au festival Off d’Avignon son nouveau spectacle de théâtre social et musical : « La fin du Moi, le début Nous ». Un spectacle drôle et éclairant, incisif et touchant dans lequel trois personnages nous interpellent et nous font revivre les cinq dernières années sociales et politiques qu’a traversé notre pays.
Et en 2022 ? HK va continuer sa route, sur ce chemin de l’irrévérence joyeuse et solidaire, libre, fraternelle et consciente. Conteur d’histoires, rêveur insolent heureux de danser à contre-courant, aimant comme il le dit en chanson : « faire preuve d’irrévérence, mais toujours avec élégance ».
Diffusion lundi 27 mars à 19h15, rediffusion samedi 1er avril à 11h.
Dans la lignée des Octets des années 50 emmenés par Mingus, Gillespie, Mulligan ou M.Davis, plus près de nous dans le temps et l’espace, des musiciens français redonnent vie à l’Octet où les arrangements et la direction sont primordiaux. Left Arm Blues, Zoot suite et Octet la Nocturne nous font vibrer au son des cuivres , du Bop et du Swing ! Un régal !
Le 27 mars 1854, débute la guerre de Crimée contre la Russie.
La France et le Royaume-Uni avaient conclu quelques jours auparavant , un traité d’alliance avec la Turquie, déjà en guerre avec la Russie. Elles déclarent donc à leur tour la guerre à la Russie sur un prétexte quelque peu ridicule. C’est le début de la guerre de Crimée ainsi dénommée d’après le lieu principal où vont se dérouler les hostilités : la presqu’île de Crimée et sa capitale Sébastopol, au nord de la mer Noire.
C’est là que, finalement, choisissent de débarquer les corps expéditionnaires français et anglais. Ils vont souffrir tous les maux pendant deux ans, dans une sorte de répétition de la Grande Guerre.
La guerre de Crimée clôt une longue période de paix et de prospérité, depuis 1815 et comme rarement l’Europe en a connue.
L’annexion de la Crimée par la Russie en 2014 et la guerre en Ukraine qui se déroule sous nos yeux annoncent-ils une nouvelle guerre de Crimée ?
La guerre de Crimée,
une autre histoire à écouter ce lundi 27 mars à 8h45 et 18h15
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