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Agde. L’ancien patron pêcheur du bateau naufragé « Romain Luca » condamné

Agde. L’ancien patron pêcheur du bateau naufragé « Romain Luca » condamné

Journal local

Les titres de ce zoom local :

La vente et la récolte des coquillages de l’étang de Thau suspendues à la veille du réveillon de la saint sylvestre : nouveau coup dur pour les producteurs du bassin.

A Sète, toutes les familles ont pu être relogées lundi soir, après l’incendie d’un immeuble place Delille, samedi.

Six communes de l’Hérault reconnues en état de catastrophe naturelle.

Et des travaux qui commencent en centre-ville de Bessan, ce mardi 3 janvier 2023.

 

Le Zoom local de 8h12 à écouter ici :

 

 

Zoom local de 9h : l’ancien patron pêcheur du Romain Luca condamné

Les titre de ce journal local :

Prix des carburants, aide au premier covoiturage, Smic et bouclier tarifaire… Retour sur ce qui a changé au 1er janvier 2023.

L’ancien patron pêcheur du bateau Romain Luca a été condamné lundi 2 janvier 2023 par le tribunal correctionnel de Béziers. Le navire avait coulé en 2020 en faisant deux morts.

Et à Clermont-l’Hérault, un kafé polyglotte accueille les personnes étrangères pour leur apprendre le français.

 

Le Zoom local de 9h à écouter ici :

 

 

Combaillaux. L’épuration des eaux usées par des lombrics

Combaillaux. L’épuration des eaux usées par des lombrics

REPORTAGE

Partie 1 : La lombri-station de Combaillaux, un procédé expérimental

Depuis 2004, la commune de Combaillaux, à quelques kilomètres de Montpellier, épure une partie des eaux usées de ses 700 foyers par un procédé original et respectueux des nouvelles normes environnementales, la lombrifiltration. Soit, l’épuration des eaux usées par l’intervention des vers de terre.

En 1995, le système d’assainissement de la commune devait être révisé. La municipalité, le conseil départemental et des chercheurs de l’INRA(e), ce sont inspirés d’un système d’assainissement écologique expérimenté au Chili. En 1999, ils déploient une station pilote pour traiter les rejets du vieux village.

Depuis 2004, la station pilote a été transférée 1km plus loin afin d’expérimenter ce procédé à grandeur réelle. La station de Combaillaux reste cependant à double système : lombrifiltre et lit bactérien classique car la superficie actuelle du lombrifiltre ne permet pas d’épurer toutes les eaux provenant des ménages de la commune.

Cependant, d’un point de vue scientifique, ces 10 dernières années d’expérimentations ont été bénéfiques pour l’équipe de pilotage de la lombri-station.

Daniel Floutard, maire de Combaillaux et Glenn Remond de la Communauté de Commune Grand Pic Saint Loup nous expliquent le fonctionnement de cette station et nous font part des constats établis après ces années de recherches et d’expérimentations.

La première partie de notre reportage, à écouter ici :

 

Partie 2 : Vers une lombri-station 2.0

Aujourd’hui la station d’épuration de Combaillaux, n’est plus suffisamment grande pour accueillir toutes les eaux usées des 1500 habitants du village.
De plus, un schéma directeur a été lancée par la Communauté de Commune Grand Pic Saint Loup afin d’amorcer une réflexion globale sur l’eau et l’assainissement. Elles permettront de définir de nouvelles perspectives en terme d’assainissement et de prévoir à court, moyen et long termes les opérations nécessaires en rapport avec l’accroissement de la population et la non-conformité de certains équipements à l’échelle intercommunale.

La lombri-station de Combaillaux a cependant permis à l’équipe de LombriTek association de proposer aux collectivités territoriales une lombri-station de deuxième génération : un assainissement collectif ou semi-collectif par lombrifiltration – lombricompostage.

Rencontre avec Patricio Soto, ex-chercheur INRA(e) et président de LombriTek association pour vous présenter ce prototype qui pourrait peut-être être choisi (ou en partie) comme système d’assainissement par les 36 communes de la région du Grand Pic Saint Loup.

La deuxième et dernière partie de notre reportage, à écouter ici :

 

Reportage réalisé par Laureen Naud.

Grabels. Rencontre avec les agents de l’Office Français de la Biodiversité

Grabels. Rencontre avec les agents de l’Office Français de la Biodiversité

REPORTAGE

Partie 1 :  Zoom sur les actions de l’Office Français de la Biodiversité

Depuis 2020, les établissements publics dédiés à la sauvegarde de la biodiversité, l’Agence Française de la Biodiversité et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, ont fusionné pour devenir l’Office Français de la Biodiversité.

Dans l’Hérault, 15 agents de l’ONCFS et 5 agents de l’AFB ont été regroupés et répartis en deux unités territoriales :
– Une antenne basée à Bédarieux qui couvre les hauts cantons héraultais, du Larzac à la Montagne Noire.
– Une deuxième unité basée à Grabels axée sur le littoral et les plaines de l’Hérault.

Vincent Tarbouriech, chef de service départemental de l’Hérault au sein de l’unité de Grabels, nous expose les 3 axes majeurs sur lesquels sont missionnés les agents de l’OFB, engagés pour la protection, la sauvegarde et la restauration de la biodiversité.

La première partie de notre reportage, entretien avec Vincent Tarbouriech, à écouter ici :

 

« Musée » des objets saisis lors de perquisitions : oiseaux naturalisés, objets en ivoire, coquillages, papillons, pangolin… Ces objets servent aux agents de l’OFB à titre pédagogique dans le cadre de formations internes.

Partie 2 : Missions policières au cœur du métier des agents de l’OFB

60% du temps d’activité des agents de l’OFB est consacré à l’exercice de police de l’environnement. Ces missions de police administrative et judiciaire sont relatives à l’eau, aux espaces naturels, à la flore et la faune sauvage, à la chasse et à la pêche.

 

« La guerre de l’eau a un peu commencé… »

Rencontre avec Vincent Tarbouriech, Didier Lassali, Laurent Retière, Lise Guennegan et Emmanuel Ricodeau, agents de l’OFB de l’unité de Grabels, pour en savoir plus sur les missions de police administrative et judiciaire.

La deuxième et dernière partie de notre reportage, à écouter ici :

 

Reportage réalisé par Laureen Naud.

Agde. Libraire indépendante : « Les jeunes me font progresser dans mon métier ! »

Agde. Libraire indépendante : « Les jeunes me font progresser dans mon métier ! »

22/12/22

Entretien

…avec Emmanuelle Esclafit, libraire et cofondatrice de la librairie La Promenade au phare, à Agde.

 

Emmanuelle Esclafit (au centre, avec une écharpe), à côté de l’écrivaine Jo Witek et la professeure Diane Van Butsèle et sa classe de 4e du collège Notre-Dame d’Agde, jeudi 24 novembre 2022.

 

 

Emmanuelle Esclafit, Christian Rubiella et Corinne Calmels ont accueilli dans leur librairie La Promenade au phare les élèves de 4e du collège Notre-Dame d’Agde et leur professeure de français, Diane Van Butsèle.

Cette rencontre a eu lieu dans le cadre de l’opération Jeunes en librairie, un dispositif qui vise à favoriser la connaissance des librairies indépendantes par les jeunes. Prix unique des livres, sélections des ouvrages, conseils, pass culture, livres audio…

 

 

Livres audio et podcasts

Avec l’écrivaine Jo Witek, ils ont préparé leur propre Prix littéraire. L’occasion de découvrir leur rapport aux livres et à la littérature, notamment depuis le développement des livres audio et podcasts, qui semblent avoir le vent en poupe. Quel regard la libraire agatoise porte-t-elle sur le lien entre les jeunes et la lecture ?

 

Un entretien à écouter ici :

 

 

Vivre ici – Karine Escobar et Christelle Eugoné du Tiers Lieu « Chez Louis » à Nissan Lez Enserune

Vivre ici – Karine Escobar et Christelle Eugoné du Tiers Lieu « Chez Louis » à Nissan Lez Enserune

Diffusion : jeudi 22 décembre 2022 à 08h30 et 12h30

Animateur : Jean-Pierre Fonollosa

Invitées : Karine Escobar, Coordinatrice et Responsable du Tiers Lieu « Chez Louis » à l’EHPAD Louis Fonoll de la Croix Rouge Française et Christelle Eugoné, participante depuis les 1ères actions dans ce Tiers Lieu basé à Nissan-lez-Enserune.

 

Ce nouvel espace socio-culturel « chez Louis » est une possibilité supplémentaire pour les habitants de la Domitienne (y compris de la résidence) de se rencontrer autrement dans un lieu différent et pour faire des choses inhabituelles.

Son originalité : il est situé au coeur de l’EHPAD Louis Fonoll Croix Rouge Française et il a vocation de rendre l’EHPAD visible par tous, en même temps qu’il fait entrer un souffle de vie et de lien dans un endroit habituellement tenu à l’écart.
Tout est prétexte à la rencontre ; nous essayons néanmoins de promouvoir le mieux manger (paniers bio bimensuels fournis par croix rouge insertion), le prendre soin de soi (écologie intérieure :
conférences et pratiques du qi gong, sophrologie, biodanza, yoga assis, yoga du rire, comment survivre en pleine nature, … ), le mieux vivre ensemble (ateliers mélangeant les publics), l’inclusion numérique (des ateliers numériques portés par France Services) ; nous envisageons la création d’un jardin potager partagé avec les jeunes mineurs non accompagnés résidents sur le village orienté sur une pratique agricole respectueuse de l’environnement et favorisant la biodiversité,… Est également à l’étude, l’implantation d’une micro crèche.
Nos premières actions ont débuté et ont mélangé « la vie de dehors et de dedans ».
• Des paniers bio et locaux
• Des conférences suivies d’atelier et… d’apéro !
• Des séances d’activités mieux-être (Biodanza, qi gong, …)
• Vide grenier au profit des résidents
Résultats enthousiasmants
• Une fréquentation régulière et mixte : villages alentours, résidents de l’EHPAD, salariés,
hommes & femmes, de 20 à 102 ans, de catégories socio professionnelles diverses.
Prochaines étapes
• Constituer un comité de gouvernance avec des familles de résidents, des habitants de la
communauté de commune, des élus, des salariés et… des résidents
Cette possibilité offerte aux résidents de pouvoir faire comme « avant », et de participer au même
titre que tous à des activités de « l’extérieur » a quelques mois pour prendre vie et ne pas rester
seulement des mots ; alors, il pourra être reproduit sur d’autres EHPAD. Quel défi !
Toutes les bonnes volontés et les bonnes idées trouveront leur place pour lancer la dynamique de
cette nouvelle place du village.

Clermontais. Une cagnotte pour aider Riadh, un enfant autiste algérien

Clermontais. Une cagnotte pour aider Riadh, un enfant autiste algérien

21/12/22

Journal local

Les titres de ce journal local :

Les grèves s’annoncent suivies pendant les fêtes à la SNCF.

L’association accueil migrant du Clermontais a ouvert une cagnotte en ligne pour aider Riadh, enfant algérien autiste de 10 ans, à financer ses études.

Un appel à projets de la Région est lancé pour défendre l’Occitan et le catalan.

Et un nouveau centre de tri des déchets sort de terre à Saint-Thibéry.

 

Le journal local de 8h12 à écouter ici :

 

 

 

Zoom local de 9h

Les titres de ce zoom local :

Un tiers des trains pourrait ne pas circuler pendant les fêtes, retour sur les grèves annoncées ce week-end.

Il reste dix jours pour aider Riadh, autiste algérien de 10 ans à poursuivre ses études spécialisées, via une cagnotte en ligne lancée par l’Accueil migrant du Clermontais (Amic).

Et l’entrepreneur montpelliérain Mohed Altrad condamné en justice pour corruption, la semaine dernière ; les élus de la gauche écosocialiste de l’Hérault demandent sa démission de ses mandats d’élu.

 

Le journal local de 9h à écouter ici :

 

 

Ganges. La maternité fermée après une dernière naissance

Ganges. La maternité fermée après une dernière naissance

20/12/22

Journal local

Les titres de ce journal local :

Le conseil régional maintient ses lignes à petits prix vers les stations de ski, mais celle du Mont Aigoual reporte son ouverture par manque de neige.

A Béziers, les associations ont obtenu gain de cause auprès de la justice pour faire retirer la crèche de Noël de l’enceinte de la Mairie. Elles donnent une réunion publique ce soir.

Trois postes sont à pourvoir dans l’Agglo de Sète, autour de la maîtrise d’œuvre.

Des heures de parking gratuites en cette fin d’année à Sète.

Et la 22e aire de covoiturage inaugurée à Gignac.

 

Le journal local de 8h12 à écouter ici :

 

 

 

Zoom local de 9h : la maternité de Ganges fermée
Photo de Pixnio.

Au sommaire de ce journal local :

La route départementale RD600 qui relie l’autoroute A9 et les villes de Frontignan et Sète vont passer en 2×2 voies. Une concertation publique ouvre cette semaine.

La maternité de Ganges, au nord de l’Hérault, a fermé, hier, malgré la mobilisation des habitants. La petite Gaïa est née samedi 17 décembre 2022, un peu avant la fermeture, selon Viaoccitanie et France Bleu. C’est le dernier bébé né à la polyclinique Saint-Louis avant sa fermeture officielle actée par l’Agence régionale de santé (ARS), dimanche 18 décembre 2022.

Une nouvelle manifestation a eu lieu à Sète, samedi, contre le projet de Ligne à grande vitesse Montpellier Perpignan.

Et le sous-préfet de Lodève, Eric Suzanne, critique le projet d’aménagement du centre-ville de Saint-André-de-Sangonis.

 

Le journal local de 9h à écouter ici :

 

 

Vivre ici – Tia Souquet et Patrick Lirony réalisateurs du court métrage « Mon combat »

Vivre ici – Tia Souquet et Patrick Lirony réalisateurs du court métrage « Mon combat »

Diffusion : mardi 20 décembre 2022 à 08h30 et 12h30

Animatrice : Betty Duffour

Invités : Tia Souquet et Patrick Lirony réalisateurs d’un court métrage « Mon combat » tourné du 2 au 5 novembre 2022 à Montagnac, diffusion prévue en Mars 2023.

 

Vivre ici – Alain Lasverne, Auteur de Sète son recueil de poésies sur la guerre

Vivre ici – Alain Lasverne, Auteur de Sète son recueil de poésies sur la guerre

Diffusion : vendredi 16 décembre 2022 à 08h30 et 12h30

Animateur : Jean-Pierre Fonollosa

Invité : Alain Lasverne est un Auteur de Sète, il vient nous présenter un recueil de poésies sur la guerre.

 

Alain Lasverne est né en 1954, il écrit régulièrement depuis 1989 des nouvelles, des poésies et des romans.
Il a passé sa jeunesse dans le Sud-Ouest, après diverses tentatives en tant que Représentant, Formateur en insertion ou Pigiste pour la Gazette des Communes et autres, il est remonté vers le Nord à l’âge de trente-trois ans pour travailler comme instituteur dans le département des Yvelines.
Cet auteur vient de sortir un recueil de poésies sur la guerre « Si la guerre ne meurt »

Alain Lasverne sur internet

De quoi doit parler la poésie ?

Alain Lasverne
De quoi, de moi, de qui, du vide, de toi, de personne…
La poésie est un langage qui n’a pas à parler. Parler c’est faire chronologie, dialogue, exposé, propos, conférences, insultes, dithyrambe…
Du temps, de se donner le temps, de n’avoir plus le temps. Le temps même de s’entendre, de s’écouter gémir en regardant l’ailleurs des signes. L’ailleurs de la communication, la matière, le réel, la chose qui ne cède pas quand on veut la traverser. La chose qui est moi, et pourtant elle se délite, s’écroule par endroit, mais justement parce qu’elle s’écroule, c’est moi et ça résiste, ça écrit.

D’abord dire que la poésie parle. La poésie utilise les mots et autres fragments de langue pour dire l’aura de la langue, l’au-delà des mots. Au-delà, infra verbal ou ultra-verbal. La poésie traduit les mots.
Si je dis « chapeau », par exemple – pour l’introduire dans un poème et le mettre en relation avec le vent qui emporte tous les chapeaux que nous croyions bien arrimés – l’intention poétique cherchera l’aura du chapeau, qui n’est pas exactement le double sens, les sens accolés au signifié de base, l’objet à mettre sur une tête.
La poésie, à mon idée, détache d’abord le chapeau des chaînes de causalités, de synonymie et autres corrélations à la fois syntaxique et sémantiques habituelles, courantes, obligées.
Le chapeau redevient une matière porteuse, peut-être, d’un sens nouveau et véritable. Nouveau. Le chapeau n’est plus une expression figée « chapeau ! », ou terme d’une expression figée plus large « chapeau l’artiste ! ». Le chapeau reprend une liberté, celle de s’associer, ou pas, librement à d’autres mots, signes, sens.
Véritable. Le poète peut laisser vernir l’aura du chapeau. Le son, le rythme qu’il entend uniquement. Lui et personne d’autre, aujourd’hui, comme hier. Le chapeau lui parle. Lui, parle le chapeau.
Il parlera, quelque chose, montant de son intérieur se fixera sur le chapeau. Ce quelque chose, c’est peut-être l’inconscient, ou des forces limbiques datant d’avant la parole, quand il fallait faire signe de tout son être muet. Très vieux, ou très profond, ou les deux. Et qui vient s’adapter à l’évolution dernière de l’humain, la parole. Ce qui n’est peut-être pas la dernière évolution.
Ce qui importe, à mes yeux, c’est-à-dire ce que je ressens, est une onde de son/sens qui avance en gonflant les mots de ce qui fait leur humanité. Une profération organique, un pas dépourvu de direction. L’artefact poétique est déposé directement depuis le sensible humain, quand ça marche. Il y a tellement de couches à franchir. Toutes les couches déposées par la socialisation. Couches résistantes et en même temps semées, formées de langage, incarnées dans et par le langage.
C’est une lutte pour revenir à la parole, que mène le poète. Une parole en son temps, et au-delà du temps, qui pioche dans les coudes sédimentaires, le biologique trans-générationnel, le culturel historique, et autre chose qui ressort de la magie de la langue en acte, telle qu’elle se déroule dans nos bouches, nos têtes, et se dépasse elle-même dans son propre mouvement.

De quoi, de qui, doit parler la poésie, alors ? Peut-être de la mélancolie. La mélancolie est une passerelle vers quelque chose qu’on regrette alors qu’il n’a pas eu le temps, l’envie, la possibilité d’exister. Il n’y a pas de mots, alors on peut dire, on peut oser dire qu’il y une vraie parole possible.
Vraie, c’est quoi ? Je cherche en ce moment de mon parcours d’écriture, entre autres, les mots pour traduire ce que je suis, sens, vis, après une éternité à courir à côté d’un événement initial majeur pour moi, l’adoption.
Entre impuissance, honte encore, honte toujours d’être sans-famille, même si j’ai eu. Dire cette chose noire qui me projette sans doute pour écrire sur tous les fronts poétiques et romanesques que j’ouvre, c’est entre parler bébé imaginaire et pleurer les familles perdues ou possibles.
La mélancolie n’existe pas. C’est un dossier vide, un applaudissement avec une main.
Je me bats en plein dans la mélancolie. Quelque chose me vient de je ne sais où, loin, un mood issu d’un passé trans-générationnel, et de ma vieillesse annoncée. Un être humain est relié dans le temps et dans l’espace par des fils dont il ne sait ni l’existence ni la solidité. Je suis persuadé de ça, au-delà de tous les récits psycho-généalogiques. Peut-être même que la poésie exprime une sorte de télépathie. Au niveau limbique. Elle parle depuis des millions d’années, peut-être. J’écris ce qui me vient d’une radio branchée sur la continuité humaine depuis les origines.
Je suis désespérément relié. Je n’arrive pas être relié à ce qui ferait lien définitivement, une parole en acte d’airain, des personnes en acier inaltérable. Ma poésie parle de ce moment où je pioche à travers le temps, c’est-à-dire à travers moi-même. Elle parle et j’écris.
Non, c’est faux, naturellement. Je ne ressens rien montant du fond des âges, je ne ressens rien qui soit d’ordre médiumnique. J’écris et les mots viennent parce que j’écris. C’est une histoire simple que d’écrire de la poésie.

Après, il y a les mots, et le choix qui s’avance dès qu’un mot s’annonce. Je l’ai dit, mon territoire c’est la mélancolie. Donc, il est grand. J’ai de quoi dire. Tout est mélancolie, ou presque.
Derrière chaque mot, chaque arrangement avec les mots, il y a un autre mot, un autre arrangement dans l’ombre, ou plutôt dans la lumière. Les doubles parfaits. Réussir, c’est attraper l’original et ce double imaginaire. On le sent, quand il y a prise.
J’ai donné de manière brouillonne ce que contient à peu près ma poésie, ce qu’elle dit, exprime, ramène. Je m’aperçois que je n’ai pas parlé de ce qu’elle doit dire.
C’est idiot comme formulation. N’importe qui peut se cabrer devant cette formule. La poésie ne doit rien, à personne. Justement, elle est poésie parce qu’elle ne doit rien.
De quoi doit parler la poésie, alors. Réponds.
Cette question m’est venue comme ça. J’avais un besoin d’impératif, de choc. Peut-être je succombais à l’envie de secouer les humeurs du lecteur. Non, ça m’est venu comme ça. Quelque chose a dit « doit ». Provocation. Pourquoi ?
Je ne suis pas assuré de ce que j’écris. Si j’étais assuré de mes écrits, je ferais des textes de. Je ne sais pas. Des essais sur des sujets bien « concrets ». Des mathématiques. Je cherche bien souvent à savoir ce que je vais dire qui puisse être dit. Pour moi, pour les autres aussi, malheureusement. On n’écrit pas pour son lecteur, on ne doit pas. L’intégrité, la farouche indépendance de la création doit être préservée. C’est une fiction sacrée.
Je m’oblige, alors. Je me pose une question qui me contraint à trouver ce que je devrais écrire. Et j’écris pour la liberté de l’inconnu qui vient. C’est angoissant d’écrire, c’est exaltant, c’est un moment où on s’oublie parce qu’on est plein de l’écriture comme si elle était soi, une vie de chair, une vie.

Alain Lasverne

Clermontais. Les élus investissent deux millions d’euros dans une régie de l’eau écologique

Clermontais. Les élus investissent deux millions d’euros dans une régie de l’eau écologique

15/12/22

Reportage

Tout reste à faire sur le site de la future régie de l’eau du Clermontais, zone de la Salamane.

 

La communauté de communes du Clermontais a posé la première pierre d’ un nouveau pôle intercommunal de l’eau mercredi 7 décembre 2022.

Il sera situé dans la zone d’activité (Zac) de la Salamane à Clermont l’Hérault. Les élus veulent en faire un site exemplaire en matière environnementale.

6.200 nouveaux abonnés seront gérés par la nouvelle régie de l’eau du Clermontais à partir du 1er janvier 2023.

 

 

Micro-forêt « Miyawaki »

Selon Joseph Rodrigez, vice-président en charge de la Gestion des milieux aquatiques, et prévention des inondations (Gemapi), dans le Clermontais : « Ce bâtiment sera irréprochable » sur le plan écologique.

Cerise sur le gâteau, le site contribuera à préserver la biodiversité du territoire grâce à une micro-forêt « Miyawaki », l’idée de l’architecte Alain Fresse.

 

 

Les tarifs de l’eau augmentent

La nouvelle régie de l’eau fait partie du Programme pluriannuel d’investissements (PPI), voté par les élus. D’un montant total de 42 Millions d’euros, jusqu’en 2030.

Conséquence, les prix de l’eau dans le Clermontais vont augmenter et être lissés dès le 1er janvier 2023.

L’abonnement annuel d’eau potable va passer à 45 € (hors taxe), soit une hausse de 5 € environ par an en moyenne pour la part fixe ; 51 € pour l’assainissement, soit une augmentation minimum de 10 € par an, jusqu’à 30 € pour les communes de Valmascles et Salasc.

Des simulations de factures sont disponibles sur le site cc-clermontais.fr

 

 

Un reportage de Leïla Bernard à écouter ici :