une émission 100% littérature proposée par la Maison de l’écriture de Bédarieux et présentée par Virginie Lou-Nony.
Direct mardi 9 février à 10h. Rediffusion dimanche 14 à 10h.
Ce mois-ci, encore des poèmes, écrits, mis en musique et interprétés par Johanna Baget et une comédie en direct de l’HEPAD écrite par Claire Strauss,Lucette et sa bande organisée.
Elle est mise en bouche et en émoi par des comédiennes et des comédiens de deux compagnies héraultaises, celle du Jeu de Paume à Pézenas et celle des Rosses Moustiques à Castelnau de Guers :
Dans le rôle de Lucette, Carole Gabriel
dans celui de Marcel, Jean Pellerin
dans celui de Léon, Christophe Hecquet
dans le rôle de Simone, Joce Chéron
dans celui d’Albert, Gaspard Ossikian
et dans le rôle de Violette, Maryse Nouzille
Pour finir, un petit texte halluciné de la même Claire Strauss, Cortex préfrontal, qui tendrait à prouver que dans les Alpes de Haute-Provence poussent des herbes ou des champignons très particuliers…
Beaucoup de talents réunis ce mois-ci encore pour que vive l’art en dépit des diktats assurant qu’il n’est pas nécessaire.
Reggaelosophy épisode 9.
Après avoir retracer le reggae international à travers nos précédentes émissions.
Nous continuons avec le parcours du reggae français.
Première partie avec les artistes emblématique des années 80-90.
01 – PUPPA LESLIE « Berger & mouton »
02 – MUSHAPATA « Chatelet les halles »
03 – PABLO MASTER « Garçon »
04 – DADDY NUTTEA « Retour aux sources »
05 – MC JANIK » Dj sérieux »
06 – PIERPOLJAK « La music »
07 – DADDY YOD « Professionnel ou amateur »
08 – PUPPA RICO « Paye tes dettes »
09 – RAMSES OUKI « Pas laisser tomber jah »
10 – TONTON DAVID « Peuples du monde »
11 – SUPA JOHN « Test »
12 – SAI SAI « Le ragga çà l’fait »
13 – NEG MARRONS « Lève toi, bats toi »
14 – RAGGASONIC « Faut pas me prendre pour un âne »
Partenariat amb la Revista Territòri e la Calandreta la Garriga
En partenariat amb la Comunitat de Comunas Val d’Erau e la Calandreta la Garriga situada a Ginhac, Ràdio País d’Erau realiza e difusa d’emissions radiofonicas amb los escolans de l’escòla occitana. Las tematicas abordadas dins cada emission ràdio intitulada «Aquí d’òc» ressonaràn amb los articles escriches pels joves occitans dins la Revista Territòri de la Val d’Erau. L’objectiu d’aquel partenariat es de valorizar la lenga occitana que representa un patrimòni oral, cultural e immaterial vivent dins lo territòri nòstre.
Per aquela emission, anam parlar de nostre vesita a « la molina », lo pichot molin de Carabòta. Puèi veirem cossí los òmes fasian per modre las cerealas long de l’istòria. Enfin, partejarem un moment plan important dins l’escòla : la causida de tèxte.
Partenariat avec le Magazine Territoire et l’école Calandreta la Garriga
En partenariat avec la Communauté de Communes Vallée de l’Hérault et l’école Calandreta la Garriga située à Gignac, Radio Pays d’Hérault réalise et diffuse des émissions radiophoniques avec les élèves de l’école occitane. Les thématiques abordées dans chaque émission radio intitulée « Aquí d’òc » résonneront avec les articles écrits par les jeunes occitans dans le Magazine Territoire de la Vallée de l’Hérault. L’objectif de ce partenariat est de valoriser la langue occitane qui représente un patrimoine oral, culturel et immatériel vivant sur notre territoire.
Dans cette sixième émission, nous allons parler de notre visite à « la molina », petit moulin de Carabotte. Nous verrons ensuite comment les hommes ont fait pour moudre les céréales depuis la préhistoire. Enfin, nous vous partagerons un moment très important dans la classe : le choix de texte.
Émission diffusée le mardi 12 janvier à 10h. Rediff le dimanche 17 à 10h
Cramponnez-vous ça va être coton, avec la bande de bras cassés qui nous gouvernent, on peut être sûrs de mettre le cap au pire ! Mais on repart quand même sur les chemins de traverse avec les Buissonnières, une émission proposée par la Maison de l’écriture de Bédarieux et présentée par Virginie Lou-Nony. La Maison de l’écriture, les écrivains qui la font vivre et les artistes qui, chaque mois, ouvrent pour vous de belles fenêtres sur la fiction ou la poésie sonore vous souhaitent une année 2021 épargnée autant que possible par les tempêtes.
Mais chacun de nous sait ce souhait fragile, tant se sont accumulés les nuages de crises sociales, économiques, sanitaires et écologiques. À l’issue de ces confinements, des milliers de personnes ont perdu leur emploi, basculé dans la pauvreté. Des centaines sont mortes de froid, sans secours sur les trottoirs des villes. La culture aussi a été mise à mal. En choisissant d’ouvrir églises et supermarchés, de fermer théâtre et cinéma, le gouvernement envoie aux artistes un message aussi direct qu’un tir de LBD en pleine tête : vous n’êtes rien, bande de saltimbanques, vous n’êtes pas nécessaires, disparaissez.
Cécile Morelle
C’est le choix politique d’une minorité obsédée par ses dividendes, par l’argent devant lequel tout ce qui fait l’humain, son intelligence, sa sensibilité, son langage et ses émotions, devrait s’incliner. Nous avons fait le choix inverse de vivre non pour l’avoir mais pour l’être, et nous nous représentons tout à fait ce que serait une humanité sans musique, sans roman, sans film.
Ce ne serait précisément pas l’humanité, qui dès les premiers âges de son éveil au monde a fait de l’art le vecteur de ses grandes interrogations sur le destin, la mort, la vie, la fatalité, la nature, le sauvage, le sacré, la beauté. Une vie humaine sans art serait une vie d’esclaves soumis à l’ordre financier imbécile, une vie de brutasses sans yeux.
Aussi avons nous pris le parti de nous insurger, nous artistes, question de vie ou de mort puisqu’on nous met à mort. Des théâtres ont donné des représentations malgré les interdictions, des musiciens ont investi des halls de gare pour offrir concerts et spectacles aux voyageurs, des artistes réunis dans le collectif Marianne pleure ont détourné la grande fresque de Marianne peinte sur le pignon d’un immeuble du 13è arrondissement de Paris, rayé les trois mots de la devise liberté égalité fraternité et peint des larmes de sang sur les joues de Marianne. Le groupe Hiya! organise la résistance!
Cet appel est signé par une vingtaine de créateurs, musiciens et graffeurs, entrepreneurs et militants pour la liberté, l’égalité, et la fraternité, mais en vrai cette fois, pas en bois de mensonges. La Maison de l’écriture de Bédarieux s’inscrit bien évidemment dans ce sursaut vital. Je vous invite à visiter le site de Hiya ! et à vous insurger.
Nous aurons l’occasion de vous en reparler : la Maison de l’écriture prépare pour l’automne prochain sa riposte artistique !
D’ici là, ouvrons l’année 2021 avec des voix poétiques et vivantes.
Marielle Vichard
Celle, rauque et rageuse, de Marielle Vichard que vous avez découverte au mois de décembre dernier ; celle, poétique et exaltée de Cécile Morelle, comédienne, conteuse et poète, amoureuse des hommes, des femmes, des vaches et de la Picardie.
Deux voix profondément liées à la terre auxquelles j’ajouterai in fine la mienne, pas moins lestée de bouse et d’Histoire muette.
Pour bien débuter l’année 2021, nous recevons, dans Glouglou, le Clos Fantine, 3 frère et sœurs qui prolongent l’histoire familiale et produisent des vins nature incontournables depuis 25 ans, à La Liquière, commune de Cabrerolles, en plein cœur de l’appellation Faugères.
3 frère et sœurs qui s’entraident, s’épaulent, se complètent… et se passionnent en particulier pour la vie dans les vignes. Car c’est là que tout commence. Et depuis 7 ans, ils ont décidé de ne plus labourer, pour favoriser le plus possible le développement des bactéries, des champignons, des insectes et autres petites bêtes qui permettent à la vigne de, petit à petit, s’auto-équilibrer et de pousser sur un humus qui se rapproche d’un sol de forêt.
Olivier, Corine et Carole Andrieu viennent nous raconter tout ça dans Glouglou, et nous faire déguster leurs vins, en compagnie de Jean-Paul Badu, restaurateur et patron des chambres et tables d’hôtes La belle endormie à La Liquière.
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Le Clos Fantine c’est une histoire de famille. Trois frère et sœurs, qui travaillent des vignes qui, pour certaines étaient cultivées par leurs ancêtres depuis 150 ans, trois frère et sœurs, qui s’entraident, se complètent, se soutiennent quand l’un d’entre eux doute, trois associés qui prolongent les idées de l’un, les phrases de l’autre et fêtent ensemble la réussite d’une cuvée, trois enfants qui poursuivent le rêve de leur père, parti trop tôt, un garçon et deux filles, dont la vie a été scellée par les coups du destins, devenus vignerons comme une évidence, une nécessité, une promesse, trois bras d’une même souche, trois yeux d’un même courson, trois moteurs dans le tracteur.
Est-ce ce lien puissant qui les unit qui les a conduits à voir la vigne comme un environnement où tout est relié, en symbiose ? Les ceps, les plantes, les champignons, les vers de terre, les scolopandres, les insectes, les bactéries…Même eux ne se sentent dans la vigne que comme une partie du tout, le dernier rameau de l’histoire familiale, le dernier geste du projet du biotope.
Fouler le sol d’une vigne d’Olivier, Corinne et Carole Andrieu a quelque chose de métaphysique. On y parle du sens de la vie et de la mort, en tâtant l’humus formé à la surface, du temps, en regardant une souche plantée il y a 100 ans et dont les bourgeons contiennent déjà la récolte de l’année prochaine, de transmission et de mémoire en rappelant que même les plantes gardent une trace du gel de 53 ou de la sécheresse de 2003. Mais plus que tout, il est question de l’intensité de la vie et de la place de chacun dans ce tourbillon. Sur ses terres, les enfants de Fantine ont décidé de recréer le paradis sur terre.
Retrouvez le magazine Vivre ici
Diffusion : du mardi au vendredi à 8h30 et 12h30
Et le samedi 9h30 et 12h30
Vendredi 8 janvier 2021 Animateur : Jean Pierre Fonollosa Invité : Isabelle Bach, Comédienne, metteuse en scène de la Cie Mungo d’Aniane. Thème : Spectacle « IOTA les petits riens », un spectacle sur la biodiversité, qui est proposé aux professionnels ce vendredi 8 janvier à 10h et 14h30, au Théâtre Le Sillon à Clermont l’Hérault
Au début des années 2000, alors qu’il travaillait comme ingénieur à Houston au Texas dans l’industrie pétrolière, il a fallu une seule nuit de réflexion à Paul pour accepter de reprendre les vignes de son père Alain, qui partait à la retraite.
Il faut dire qu’il avait ces terres dans le sang. Des vignes plantées au milieu de 200 ha de garrigue, près de Cournonterral, un endroit sauvage, surplombé de falaises, où pâturaient également des brebis dans son enfance. Il a repris le fil de l’histoire familiale dans ce vignoble atypique, exclusivement planté en blanc et gris, converti le domaine en bio, évolué vers des vinifications de plus en plus nature, réinstallé des brebis…
Je vous propose de le découvrir et de déguster ses vins, en compagnie de Thierry Guichard, patron de la cave à vin La Part de l’Ange à Valras-Plage.
Après une halte à l’école et à la boulangerie de Cournonterral, Paul Reder remonte vers ses hautes terres de Comberousse. Son 4×4 vrombit sur la piste en terre que son père a créée il y a presque 50 ans. Au passage, il embarque Faïso, son patou, et ils partent tous les deux à la recherche de quelques brebis égarées sur les hauteurs, le troupeau ayant quitté son parc de nuit, à l’aube. Il coupe le moteur, claque la portière, ses pas crissent sur la rocaille puis s’interrompent pour écouter le silence, puissant, majestueux, de cette garrigue surplombée de falaises. Quelques bêlements se font entendre, et Faïso s’élance pour aller ramener les bêtes un peu trop éprises de liberté.
Ici, c’est bien ce que l’on célèbre en premier lieu, la liberté. Les brebis ne sont jamais enfermées, toujours en plein air, même la cave n’a pas de mur, juste un toit, celui de l’ancienne bergerie, construite dans les années 70 quand la famille Reder est venue s’installer, comme des pionniers ou des sauvages, dans ce coin de nature brute, à défricher. Qu’est-ce qui a poussé les parents de Paul dans cet endroit ? Un idéal post soixante-huitard de retour à la terre ? La nostalgie de grands espaces de l’Algérie où ils ont grandi ? Un désir de sobriété mûri lors de leur expatriation au Rwanda, en tant que chargés de développement rural ?
Toujours est-il que le petit Paul s’est tout de suite senti chez lui dans ces collines, prompt dès son plus jeune âge à donner un coup de main pour les vignes ou les brebis, tant et si bien que des années plus tard, il ne lui a fallu qu’une nuit pour se décider à quitter son poste dans l’industrie pétrolière au Texas, pour revenir et reprendre l’exploitation de son père qui partait à la retraite. C’était il y a 20 ans et c’est toujours une évidence.
diffusion le mardi 8 décembre, à 10h. Rediffusion le dimanche 13 à 10h.
Alors que petits et grands attendent le Père Noël et son fabuleux traineau tiré par des rennes – en voie de disparition pour cause de réchauffement climatique mais tout le monde s’en fout – alors qu’on nous promet le déconfinement pour qu’ayant bossé sans moufter nous consommions en décembre dans une gigantesque orgie christique, les Buissonnières vous proposent de nourrir vos nerfs et neurones affamés d’intelligence.
Au programme de cette émission deux textes de notre amie Marielle Vichard qui font de l’effroi poésie, Des visages et des voix, suivi de Il/ Elle, dits par elle-même.
Un sonodrame de Virginie Lou-Nony, L’esprit des lieux.
Avec dans le rôle d’Abel le vendeur : Christophe Hecquet.
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