Diffusion : mercredi 22 décembre 2021 à 13h et dimanche 26 décembre à 18h
Animateur : Samuel Heyndrickx
C’est avec émotion que se terminent les ateliers radio menés avec les jeunes animateurs de l’association Laser de Montagnac.
En cie de Carine Caroul et Nelly Marin, nous faisons le point sur l’année écoulée et les actions en cours de cet espace social si attachant qui a fêté cet été ses 25 ans!
A l’antenne, vous retrouverez nos animateurs en herbe habituels, Clara, Elias et Safeddine, et deux petits nouveaux, Badreddine et Oumayma, ainsi que Iliès, en service civique à Laser, et entendrez les témoignages d’Elisa, ancienne service civique, Gregory Lepinet, animateur sportif, Pauline, animatrice de cirque, et Romaïssa, stagiaire.
Œuvrer pour Laser, c’est rejoindre un noyau familial de bonnes âmes respectueuses et solidaires.
Nous profitons de cette dernière émission pour remercier tous ses membres et adhérents, et souhaiter de belles fêtes de fin d’année à tous nos auditeurs.
En attendant de retrouver l’association Laser pour de futurs projets, vous pourrez prochainement découvrir notre émission spéciale consacrée à leur livre collectif, Azur, fruits de long mois d’artisanat et d’écriture à plusieurs mains. Ce livre a été conçu à l’occasion de la 11ème édition du Concours de livres de création : « Prière de toucher », organisé par le département de l’Hérault et qui a obtenu avec unanimité le 1er prix du jury !
Invitées : Mariame Konaté, restauratrice ivoirienne de talent et Plume, co-créatrice de l’association lodévoise Le champ des Possibles
« Loin de la frénésie mercantile des industriels sans foi, où l’horizon se borne à des rayons de magasins qui puent le gaspillage et l’uniformité, quel doux réconfort de se glisser dans les allées souriantes d’un petit marché artisanal et d’y découvrir des destins pas comme les autres. D’une table à l’autre, un nouveau parfum, une nouvelle senteur, une pratique culinaire unique et des astuces inattendues pour pimenter ces plats hivernaux. Au delà de la consommation, la considération de l’objet consommé et de celle ou celui qui le conçoit. C’est ainsi qu’au marché qui se tenait à la brasserie Lodèva, je me suis retrouvé transporté en Côte d’ivoire grâce à la seule magie d’un plat cuisiné avec ferveur par Mariame Konaté, adhérente de l’association lodévoise « Le champs des possibles« , co-créée par Plume, très active sur le territoire. A travers ce seul plat si joliment présenté, elle défendait une cause qui lui est essentielle. »
Mariame Konaté a traversé bien des épreuves avant de trouver refuge à Lodève, entourée de bénévoles bienveillants et d’âmes solidaires.
Combattive, souriante et d’une générosité sans pareille, elle milite à travers sa cuisine pour le vivre ensemble et l’entraide.
Lorsqu’elle se lance dans ses plats, c’est le savoir-faire de sa grand-mère maternelle qui transparaît. De ses racines sont nées sa vocation de transmettre ses savoirs culinaires au plus grand nombre. Une expérience intime de la Côte d’Ivoire nous attend à son contact.
Ici elle nous partage sa joie de vivre débordante et son courage et nous rappelle, à travers son témoignage, que l’ouverture à l’autre est vitale et que le bonheur, malgré l’adversité et les souffrances, reste à la portée de tous, une richesse précieuse qu’il nous faut préserver.
Un message d’espoir pour toutes les personnes migrantes ou non, un message d’amour pour cette fin d’année.
« Le merci ne finit jamais. »
Merci à Plume pour cet entretien, une militante des droits humains remarquable, que nous aurons le plaisir de retrouver sur nos ondes.
Des repas avec les bénévoles sont régulièrement organisés pour présenter les actions de l’association.
Invité : Bruno Tranchant, coordinateur au Service Jeunesse de la Communauté de Communes Vallées de l’Hérault et auteur
Bruno Tranchant évoque avec nous son dernier recueil de poésie, HOMMAGES, un hommage littéraire aux courants qui l’ont influencé, l’impressionnisme, le romantisme et le réalisme social, ainsi qu’aux femmes qui ont marqué sa vie, et tout particulièrement à sa femme, Séverine, qui partage son existence.
Photo parue dans le Midi Libre pour la sortie de sa pièce de théâtre : le Procès de Don Juan.
À propos de l’auteur:
Professionnel de la Jeunesse, la culture est au centre de sa vie. Bruno Tranchant est un auteur qui s’est engagé dans le vie culturelle en participant à la création, avec l’association Arts et Lettres de Rambouillet, le salon du livre de Rambouillet. Sa dernière pièce de théâtre « Ryan et Jules » a eu le Prix mention Théâtre de l’association Arts et Lettres de France.
Diffusion : Jeudi 16 décembre 2021 à 08h30 et 12h30
Animateur : Samuel Heyndrickx
Invité : Nelson Monfort, animateur et journaliste sportif
« Notre invité aujourd’hui a sauvé bien des après midi de mon enfance lorsque, coincé à la maison entre mon père et ma mère dans un état catatonique, j’appréhendais avec effroi la venue de milliers de sportifs sur l’écran alors que moi je ne faisais rien d’autre qu’attendre la fin de la journée.
Heureusement pour moi, à la fin de chacune de ses épreuves qui voyaient mes parents sauter de leurs sièges et s’adresser à l’écran comme si leurs cris allaient directement être entendus dans le stade, apparaissait un animateur tout sourire, la mine amicale, prêt à porter son micro comme un trophée aux sportifs épuisés qui retrouvaient soudainement leur entrain à sa seule vue.
Avec son parler unique qui me captivait, et une empathie folle pour ses interviewés, il s’adressait à ces athlètes comme si il s’agissait des membres de sa propre famille, et toutes les langues qu’il parlait avec eux paraissaient être sa langue maternelle.
Cet homme, cet ovni télévisuel, était pour moi bien plus précieux que le sport, car ce qu’il m’apprenait c’était qu’au delà des performances et des victoires, chacun de ces athlètes, que je voyais souffrir sans rien y comprendre, portait en vérité dans son cœur, un petit enfant provincial qui comme moi cultivait ses rêves d’adulte
Les Jeux Olympiques devenaient alors pour moi une somme de petites histoires intimes émouvantes où mes amis écoliers et moi, pourraient un jour tous se retrouver.
Et aujourd’hui, adulte, ce n’est pas en tant que sportif que je me retrouve à échanger le même micro que lui, mais en tant qu’animateur aux rêves toujours vivaces. »
Nelson Monfort était présent au Théâtre de Pézenas pour parler de son nouveau livre « Mémoires Olympiques« , édité par Michel Lafon, et il n’a pas fini de nous étonner!
L’après-midi même, il avait rencontré les élèves de l’option EPS du lycée Jean Moulin de Pézenas pour échanger autour du métier d’animateur sportif.
Merci à Virginie Fabre Nougaret, professeur de Lettres-Théâtre du lycée Jean Moulin, et au théâtre de Pézenas qui ont permis cet entretien.
Revivez les plus grandes émotions du sport olympique qui ont marqué l’histoire des Jeux.
Barcelone, 1992, Nelson Monfort vit ses premiers Jeux olympiques et accueille à son micro Carl Lewis, la légende vivante de l’athlétisme. Que d’émotion pour ce commentateur qui ne pouvait rêver plus beau début de carrière !
Nelson revient sur tous ses JO : records, rencontres, anecdotes, bons et mauvais souvenirs partagés avec ces champions que nous connaissons tous – Teddy Riner, Usain Bolt et tant d’autres… tous champions d’exception.
Il nous rappelle aussi ces grands moments du sport olympique qui ont fait – parfois endeuillé – l’Histoire : la tragédie de Munich en 1972, les larmes de joie de Colette Besson en or à Mexico, les poings levés de Tommie Smith et John Carlos en soutien aux Black Panthers lors de ces mêmes Jeux…
Autant de records et de destins extraordinaires à (re)découvrir, grâce à la verve inimitable de Nelson Monfort.
Diffusion : Mercredi 15 décembre 2021 à 08h30 et 12h30
Animateur : Samuel Heyndrickx
Invité : Christian Décamps, l’incandescent fondateur du groupe mystique ANGE
« Ola moussaillons, mes fils de lumières !
Mes fidèles qui restez dignes dans l’adversité
mes spartiates au sang de Troyens
vous qui bravez les foudres de Jupiter et vous moquez de son courroux
et menez notre flotte comme un sexe au garde à vous
qui pénètre les cieux.
Je vous somme de lever vos rhums
en l’honneur de votre capitaine
ni un dieu ni un maître
mais un ami plus précieux que le temps
ce capitaine au cœur de miel
qui n’a de bois que sa gueule
et qui maudit les étoiles
dans ses fièvres d’ivresses !
L’heure est venue de rejoindre le grand bal
où les flammes embrassent les peaux
et où les pauvres embrasent les femmes !
ce vendredi 17 décembre à 21h au Somnambule nous allons prendre d’assaut Gignac et nous repaître du sang des fous !
Vous entendez cette guitare électrique au loin ?
C’est l’antéchrist ANGE qui nous appelle ! »
Des instrus hallucinées, un timbre sonore retentissant, des paroles surréalistes qui vous transportent dans la stratosphère, une générosité hors norme, c’est tout ça ANGE, qui depuis 50 ans illumine la scène française de sa présence singulière, loin des projecteurs mais proche des cœurs de ses spectateurs avec qui ils communient à chaque concert. Une machine musicale à remonter le temps et à broyer l’amertume.
Christian Décamps évoque avec nous son coffret anniversaire live 3 CD et 2 DVD de ses 50 ans au Trianon de Paris produit par Label Diffusion et nous parle avec émotion de sa carrière, un rêve éveillé qu’il ne changerait pour rien au monde. Il nous rappelle que les lettres d’ANGE sont aussi les sigles de : A Nous les Grandes Envies!
Bienvenue dans le monde angélique là où les notes et les mots font l’amour.
En musique, le titre : L’autre est plus précieux que le temps.
ANGE TRIANON LES 50 ANS 3CD
CD1
1 Caricatures
2 Le chien, la poubelle et la rose
3 Dignité
4 le soir du diable
5 Fils de lumières
6 Les longues nuits d’Isaac
7 Sur la trace des fées
8 Ode à Emilie
9 Réveille toi
10 Capitaine cœur de miel
11 Vu d’un chien
CD2
01 La gare de Troyes
02 Là Pour personne
03 Fou !
04 Crever d’amour
05 Le ballon de Billy
06 Quasimodo
07 La voiture à eau
08 Le rêve est à rêver
09 Collines roses
CD3
01 A l’ombre des pictogrammes + La colère des dieux
02 L’autre est plus précieux que le temps
03 Ces gens là
04 Hymne à la vie
Diffusion : Vendredi 10 décembre 2021 à 08h30 et 12h30
Animateur : Samuel Heyndrickx
Invité : le Comérode Gerbaut, créateur de la revue OCTOMBULE
A minuit pile, alors que les carrosses féeriques finissent dans une soupe à la citrouille, que les vampires récurent leurs canines avant l’ouverte des boîtes de nuit, et que le patient chauve de la chambre 42 de la clinique Saint Sauveur réveille brusquement les autres internés pour leur souhaiter la bonne année, comme toutes les autres nuits, je me pare de mon plus bel habit de poussière, revêt mes plus beaux cils en poils de chats récupérés sur mon pull, pose mon séant sur un trône d’acier entièrement composé de pièces de 10 centimes passées sous un train, et me plonge avec une entrain d’enfer dans les chimères alambiquées et circonvolutiennes de la dernière page de chou rocambolesque : l’OCTOMBULE, Journal de Minuit et des Poussières, qui, pour sa z-vingt z-deuxième édition s’accompagne d’une exposition qui retrace toutes ses parutions : de ses premiers mots à sa dernière typo.
Un journal fédérateur, innovant par son fond autant que par sa forme, inscrit depuis 2007 au patrimoine héraultais et qui n’a de cesse de fasciner toujours plus de lecteurs et de contributeurs, même au delà de notre Hexagone!
Le vernissage aura lieu ce vendredi 10 décembre et nous y découvrirons « les sens dessus et dessous de L’OCTOMBULE ainsi que ses us et coutumes en sus contre sens. »
« Du papier, des lectures, les Chronotes du Confinement, des films d’animations, de la danse c’est tout cela L’OCTOMBULE, et surtout ce sont de très nombreuses plumes qui ont contribué à cette belle feuille de chou chérie.
Émanation spirite des Éditions du Troisième Cheval, son cœur bat du côté de la vallée du Salagou. Du numéro Zéro au numéro Zquatre, L’OCTOMBULE était au format A3 imprimé en noir et blanc sur recto, c’est à partir du numéro Zcinq qu’il devint A2 imprimé recto/verso.
Chaque numéro est tiré entre 500 et 1000 exemplaires, le plus souvent L’OCTOMBULE est vendu à la criée lors de manifestations locales (cherchez encore), ceci au prix de 0,10 cents, peu onéreux donc à ceci près que la monnaie n’est jamais rendue.
A chaque numéro correspond un thème, et pour exercer sa plume sur ledit thème il faut le faire savoir sur loctombule@orange.fr ce qui laisse une chance de recevoir un appel à écriture, d’être publié sans gagner le moindre fifrelin et de devenir ainsi Octombulien(ne).
Le choix thématique se fait lors de réunions fortuites entre Octombulien(ne)s avéré(e)s, sur pas de portes, coin de table ou de parapluie, et autant que possible à la vitesse de la lumière. »
Exposition ouverte jusqu’au 09 janvier 2022 les samedi, dimanche de 14 à 18h et les jours fériés de 15 à 18h rens : parc.octon@yahoo.fr
Autres rdv immanquables :
Le goûter du mercredi 22 décembre à la médiathèque d’Octon à 16h pour la sortie du Zvingt-Zdeux de L’OCTOMBULE spécial “Le retour des vaches grasses” Préfinissage CLIMAX 7 janvier 2022 de 20h à 24h avec : lectures et chuchotis, “Mots de Potence”, ABCDanse, projections des Alchimages, fesse-à-fesse-SMS, Musicolor Jam.
Diffusion : mercredi 08 décembre à 13h et dimanche 12 décembre à 18h
Animateurs : Florian Etienne , membre de la Cie des Jeux de Lodève et Samuel Heyndrickx
« L’art est une arme d’expression massive« , a prononcé le réalisateur franco-marocain Nabil Ayouch à propos de son dernier film : Haut et fort. Haut et fort, deux mots qui résonnent dans le cœur des protagonistes qu’il filme avec ardeur et empathie, de jeune marocains qui veulent exprimer leur soif de vivre et délivrer au monde ce qui les anime.
Pour commenter ce film, s’interroger sur le regard du réalisateur à l’égard du Maroc, de la jeunesse et des institutions qui leur sont consacrées, Radio Pays d’Hérault et RPH Sud s’est entouré d’animateurs de choix, les jeunes des Accueils de Loisirs des 11 à 17 ans de Lodève, sous la responsabilité d’Alice Coulet. Nous écouterons au micro Yassir, Théo et Ahmed, sous l’œil bienveillant de leurs acolytes Mohamed, Nassro et Shiepe.
Marouane Zahar, animateur fédérateur très impliqué sur le terrain, est présent à leurs côtés pour cette émission.
Ce ciné débat est réalisée au sein de l’espace Luteva, boulevard Joseph Maury à Lodève, en partenariat avec le Pôle Enfance Jeunesse de la Communauté de Communes Lodévois & Larzac, les Caisses D’allocation Familiales de l’Hérault, la ville de Lodève, le département Hérault, le cinéma Lutèva et la Cie des jeux de Lodève.
Une émission qui nous rappelle la nécessité d’être ensemble, dans le respect de chacun, à l’écoute de nos différences pour mieux unifier nos forces.
Haut et fort, réalisé par Nabil Ayouch
« Anas, ancien rappeur, est engagé dans un centre culturel d’un quartier populaire de Casablanca. Encouragés par leur nouveau professeur, les jeunes vont tenter de se libérer du poids de certaines traditions pour vivre leur passion et s’exprimer à travers la culture hip hop… »
Une histoire inspirée de leur vie.
Ce film est le premier film marocain à être sélectionné à Cannes, il a reçu le prix du cinéma positif.
Au CASTING :
ANAS: Anas BASBOUSI, alias Bawss, également directeur artistique du label casablancais spécialisé dans le hip-hop, New District.
ISMAIL: Ismail – ADOUAB MERYEM: Meriem
NEKKACH NOUHAILA: Nouhaila – ARIF ZINEB: Zineb BOUJEMAA
Invité : Olivier Téna, chanteur et parolier iconique du groupe Les SHERIFF
« Sortez vos battes de base ball et vos plus beaux perfecto,
shampouinez vos jambons beurre de mayonnaise à gogo,
sortez vos panneaux de grévistes et criez « qu’on les pende haut »,
jouez avec le feu, à pile ou face, à trois deux un jusqu’à zéro!
Faites gaffes à vous vieux fanatique des prix uniques,
on f’ra sauter vos télés et vos avis catégoriques,
toutes vos chaînes d’infos bidons aux épisodes diarrhéiques,
et leurs animes juste bons à fout’ les doigts dans une prise électrique!
Car vl’a qu’débarquent à 20h le vendredi 10 décembre au Victoire 2,
les keupons old school total mundo bizarro qui ratent tous leurs adieux,
les montpelliérains bons à rien qui vous décapent les influx nerveux,
et vous assurent des pogos en pagaille jusqu’à plus rien sentir de vos essieux!
Ce sont les Shériff et y font du bruit ! »
crédits photo : Jérôme HUMBRECHT
D’un adieu à l’autre, quel plaisir de crier une nouvelle fois notre amour aux pionniers du punk français, les Shériff qui reviennent le temps d’un ultime album aux titres inédits « GRAND BONBARDEMENT TARDIF » nous décaper les ouïes!
Pour lancer leur tournée, ils joueront en avant première leur nouveau bébé rebelle à la scène de leur débuts : la salle Victoire 2!
L’occasion de leur rendre un dernier hommage avant qu’ils retrouvent les sentiers de la tranquillité, loin du chaos, des projecteurs et des caissons de basse.
Olivier Téna nous parle de l’album, de sa caisse, de son métier de tailleur de pierre et de la chaleur du sud.
Sur scène il sera accompagné de ces fidèles acolytes :
Manu – basse (ex batteur-compositeur) Patrice – (guitare) Seb ou « Lulu le cévenol » – batterie
& Ritchie Buzz (nouveau guitariste du Gard)
En 1ère partie de leur show : le power trio ardéchois Supermunk.
Invité : Théo Lawrence, interprète, compositeur, musicien, crooner aux doux accents de Louisiane
« La révolution conservatrice, c’est comme ça qu’ils appelaient notre mouvement, du temps où j’étais fils d’évangéliste. Être protestant, trop peu pour moi, protester, ça oui ! Moi ce que je rêvais, c’était de rencontrer une petite poulette athée et de me barrer en Europe, faire bondir mon petit cœur du côté de bordeaux, là où y font du bon vin de France ! Ma bible à moi, c’est le blues. Je grattais ma guitare en cachette et je louais des amours impossibles. Jusqu’au jour où j’ai rencontré Evangeline, ah ma chère Evangeline, t’étais mon évangélisme à moi, ma religion sacrée. On en a passés du bon temps ensemble, à deux et tous seuls à la fois. On passait du rire aux larmes en un clin d’œil vitreux. Avec toi ma vie ça a été comme un album de Theo Lawrence, une ballade rock douce amère où rien d’autre n’existait que le battement de nos cœurs amoureux. Si t’étais avec moi mon ange, je t’emmènerais revivre nos 60s à son concert au Victoire 2 le jeudi 09 décembre à 20h remuer des hanches sur son dernier projet solo produit le LABEL BMG , Sauce piquante, un titre qui te ressemble tant. Y’a aussi Orage en 1ère partie, un groupe de pop mélancolique, sélectionné au projet 34 tours, dispositif d’aide aux artistes émergents. Oh si tu pouvais come back my dear Evengeline ! »
Un style vintage, les cheveux gominés, une allure de crooner, un son tout droit sorti d’un troquet cajun qui sent le bon le bayou, Théo Lawrence est prêt à faire rocker la scène du Victoire 2 !
Empreint de swamp rock, traduit par le rock des marais, l’album Sauce Piquante de Théo Lawrence a été produit en Géorgie dans les studios de Mark Neil qui a accompagné The Black Keys. Il nous dit tout de leur rencontre et de l’enregistrement de l’album.
Ce jeune artiste autodidacte, influencé par des groupes iconiques du rock anglais, tels que les Rolling Stones ou Crimes, est remonté aux sources de leur inspiration pour monter ses projets et nous délivrer une version frenchy personnelle de ce Rockabilly.
Un concert qui nous invite à la danse, let’s go country!
Sur scène il sera accompagnée de Thibault Ripault à la guitare, Bastien Cabezon à la batterie, Olivier Viscat à la guitare/basse et Julien Bouyssou aux claviers.
Vous pourrez entendre dans l’entretien un de ses titres préférés de son album : Evangeline.
Diffusion : Mardi 30 novembre 2021 à 08h30 et 12h30
Animateur : Samuel Heyndrickx
Invité : Christophe Vindis, réalisateur de films documentaires
Cette émission a été enregistrée dans le cadre de la 22ème édition du mois du film documentaire, en partenariat avec la communauté de communes Vallées de l’Hérault (CCVH) et le réseau des bibliothèques de la vallée de l’Hérault.
Le documentaire « D’après Arnal, Itinéraire d’un crayon rouge », produit par France THM, a été projeté le samedi 27 novembre à la Salle du Conseil de la Mairie de Montarnaud, en présence de Christophe Vindis.
Découvrez la vie d’un dessinateur hors du commun qui a marqué la mémoire d’une majeure partie des français, petits et grands, pendant plus d’une décennie, celle de José Cabrero Arnal, barcelonais de naissance, dessinateur et créateur de Pif le chien, Placid et Muso, Pifou, Hercule… Créée en 1969 la revue Piff Gadget s’est vendue à plus d’un million d’exemplaires et continue à faire parler d’elle, un tournant dans la presse pour enfants avec l’inclusion dans sa parution de ce fameux gadget, éducatif et populaire.
Passionné de dessins dés sa plus tendre enfance et déjà prompt à parodier l’autorité, José Cabrero Arnal se fait très vite remarqué par les éditeurs de journaux et publie dès l’adolescence ses dessins satiriques, à l’apparence naïve, qui met en scène des personnages malins, va-nu-pieds et attachants qui se moquent des garants de l’oppression.
Néanmoins sa vie restera à jamais marquée par son combat en tant que résistant républicain espagnol contre le franquisme qui lui vaudra bien des sacrifices et des tourments. Bloqué à la frontière française alors qu’il tente de fuir l’Espagne, il finira parqué aux camps du Roussillon avec ses compatriotes exilés. Une tragédie en amenant une autre, il est fait prisonnier par les Allemands et déporté au camps de concentration de Mauthausen durant plus de 4 ans. Il y survivra grâce à ses dessins érotiques dont les nazis sont friands, et grâce à l’entraide de ses camarades avec lesquels, malgré leur désespoir, ils forment un noyau solidaire.
Libéré par l’armée américaine, il échouera la peau sur les os à Paris où il erre dans les rues avec sa tenue de déporté. Il sera rescapé par une jeune inconnue qui deviendra sa femme. Remis sur pied, il reprend son travail de dessinateur, qu’il n’a jamais réellement quitté, et se fait engagé par la presse communiste française pour les journaux Vaillant et l’Humanité.
Il reprend dans ces dessins un personnage canin de sa jeunesse et en modifie les traits, Pif est né. Il connaîtra ensuite le succès qu’on lui connaît.
Malgré l’amour que lui portent les français, il pâtit de son passé de « rouge » et ses demandes de naturalisation sont refusées par l’Etat. Apatride jusqu’à sa mort, son unique carte d’identification restera celle de déporté.
Il meurt à Antibes le jour de ses 73 ans, en 1982, sans avoir revu l’Espagne.
Christophe Vindis ressuscite pour nous des archives précieuses, mettant en lumière des dessins inédits crées tout au long de sa vie, et nous fait part de rares documents audiovisuels qui ont été réalisés à son sujet. On y découvre également des extraits de lettres envoyées à sa famille et quelques pages qu’Arnal à écrite pour se raconter, sans jamais se défaire de la fantaisie qui lui est sienne.
Pour donner corps à ce grand homme, invisibilisé dans les médias français de l’époque, et lui rendre l’hommage qu’il mérite, le réalisateur fait appel à Denis Lavant et met un scène un interview fictif, entretien qui n’a jamais été consacré au dessinateur du temps de son vivant et qui naît ici de manière fantasmée, incarnée, et sensible.
« D’après Arnal, Itinéraire d’un crayon rouge », est une œuvre importante qui fourmille de documentation inédite, et retrace une des parties sombres de l’Histoire française en mettant en lumière un résistant simple, discret et tellement bienveillant.
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