EN AVANT TOUTE ! Néreus – Fille de l’eau et de la terre

EN AVANT TOUTE ! Néreus – Fille de l’eau et de la terre

 

Diffusion : Lundi 13 décembre 2021 à 10h00

Rediffusion : Samedi 18 décembre 2021 à 18h00

Invité : Nadège DA PONTE CORP, directrice adjointe de l’entreprise NEREUS 

Animateurs : Christel SCHIRMER et Ange MÉNEC 

 

De l’eau pour demain

Néreus est une entreprise innovante en matière de recyclage des eaux usées et boues issues de la méthanisation. Installée au Pouget dans le parc d’activité du Domaine des Trois Fontaines, l’équipe bénéficie de plus de 30 ans d’expérience. Depuis 8 ans – du bureau d’études, à la soudure et au montage ou encore à l’exploitation – la trentaine de salariés accompagne des clients en France et en Europe. 

L’eau est un enjeu majeur :  les articles alarmants qu’elle sera une denrée rare dans un avenir relativement proche ne manquent pas. Pouvoir recycler les eau usées afin de les utiliser pour l’arrosage ou les toilettes, – et même pour la consommation ! – est donc un secteur prometteur.

L’entreprise héraultaise a développé plusieurs produits et services innovants qui ont tous pour point commun l’utilisation de membranes : inspirées des membranes naturelles, elles sont des filtres très fins qui permettent de séparer l’eau des autres constituants d’un liquide.

Accompagnez-nous au Domaine des Trois Fontaines et découvrez cette pépite de notre territoire !

Photo: Ange Ménec

Explication du nom

Nereus, surnommé le vieillard de la mer, tire son nom de l’une des plus anciennes divinités grecques. Il est le fils de Pontus, Dieu de la mer, et de Gaïa, Mère de la terre.

EN PRIME, nous vous donnons des nouvelles du tailleur Frédéric MATAN, voisin direct de Néreus et de son projet « mystère » qui a été dévoilé en octobre dernier (notre émission de juin dernier).

Une remarque, une idée ?

Contactez-nous par mail ou téléphone : 06 67 45 14 33 ou contact@christel-schirmer.com

Glou glou – Alix Roque

Glou glou – Alix Roque

Diffusion : Vendredi 10 décembre 10h

Rediffusion : Dimanche 12 décembre 19h15

Pour ce dernier numéro de l’année 2021, Glouglou vous emmène à Bédarieux à la rencontre d’Alix Roque, Domaine de Clovallon. De Béziers, on prend la route d’Hérépian, on passe Faugères, où l’on peut saluer Catherine, la mère d’Alix, qui a créé le domaine et tient aujourd’hui les rênes du Mas d’Alezon, on passe le col de Petafi, et juste après le tunnel, on aperçoit le Domaine, en contrebas, au pied des falaises, des vignes de pinot noir, riesling, chardonnay, dans un endroit frais, humide, en altitude, très singulier pour un vignoble languedocien.

Depuis 2014, Alix, qui a grandi entre ces ceps et au milieu de ces cuves, poursuit l’histoire de ce domaine, auquel elle a ajouté une petite vigne du dimanche, qu’elle travaille, le week-end, avec des copains, entre rires et bonnes bouffes, et qui donne lieu à la cuvée Les Indigènes.

Toujours adepte de culture bio et biodynamique, Alix vinifie sans intrants et fait des vins frais, digestes, élégants.

En compagnie de Corine Escaffit (Au vin vivant –    Sète) et sa chronique « Les livres que j’aime sur les vins qu’on aime » et de Thierry Guichard (La part de l’ange – Valras-Plage) et sa « correspondance.

Glou glou – François Aubry

Glou glou – François Aubry

 
Diffusion : Vendredi 12 Novembre 10h

Rediffusion : Dimanche 14 Novembre 19h15

En ce début du mois de novembre, avec mes acolytes chroniqueurs Corine Escaffit, de la cave Au Vin Vivant à Sète, et Frédéric Lamboeuf du Picamandil à Puissalicon, nous recevons François Aubry, du domaine de la Fontude à Brenas, dans la vallée du Salagou.

Ecologue de formation, François n’a de cesse depuis près de 20 ans, de travailler à la biodiversité dans les vignes, pariant sur le fait qu’une terre riche et vivante, dans un  écosystème varié, travaille pour lui, et lui fournit de beaux raisins.

D’un père bourguignon et d’une mère alsacienne, ce berrichon de naissance produit des vins qu’il veut frais, minéraux, digestes, vendangeant tôt et pratiquant des macérations courtes.

S’il a cessé depuis un an sa double activité d’éleveur de brebis, il continue à travailler avec un troupeau et accueille également d’autres invités quelque peu inattendus…

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Glou Glou – Ugo Lestelle

Glou Glou – Ugo Lestelle

 

Diffusion : Vendredi 8 Octobre 10h

Rediffusion : Dimanche 10 Octobre à 19h15

C’est la reprise de Glouglou sur  RPH – Radio Pays d’Hérault.
Nouvelle saison, nouvelle formule. Me voici flanqué de 3 chroniqueurs qui se partageront le micro à mes côtés avec billets d’humeur et chroniques récurrentes, et nous feront voyager dans le monde du vin et des bonnes choses. Il s’agit de Corine Escaffit de la cave Cave Au Vin Vivant  à Sète, Frédéric Lamboeuf Picamandil à Puissalicon et Thierry Guichard La Part de l’Ange à Valras.

Et pour ce premier numéro, c’est Frédéric Lamboeuf et Thierry Guichard qui s’y collent. Nous recevons Ugo Lestelle, vigneron à Pardailhan dans les hauts-cantons et dont les vignes sont à Saint-Chinian et Assignan. Venez decouvrir ce jeune vigneron à la personnalité bien trempée. D’origine lyonnaise, il est arrivé avec 2 mules, pour travailler en traction animale, beaucoup de passion et un peu de folie. Il vinifie à la beaujolaise, en macération carbonique. Et 6 ans après son vin est déjà sur la table d’une quinzaine de restaurants étoilés.
On parlera aussi de Claude Evin, de la boucherie bio L’Empreinte BIO Faugères, d’un festival des vins nature à Pardailhan, de Pocahontas et des États-unis et de tant d’autres choses encore…

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Pause Culture – Mais comment Thierry Combe en est arrivé là ?

Pause Culture – Mais comment Thierry Combe en est arrivé là ?

Diffusion : Vendredi 1 er octobre à 09h12 et 18h15

 

Dans le centre d’Aspiran , un curieux camping car C25 de 1987 va faire son apparition… à son bord Thierry Combe, fondateur de La compagnie POCKET Théâtre, vivra parmi ses habitants pendant une semaine de totale immersion et nous livrera trois expériences théâtrales uniques issues de ses rencontres. Cette performance politico artistique baptisée « Au pire ça marche ! » aura lieu du mercredi 13 au vendredi 15 octobre à 19h30 en partenariat avec la scène du Sillon.

Il y mêle son vécu avec celui des habitants, partage ses expériences nomades, et utilise son C25 personnel comme lieu d’exposition temporaire, élément de scénographie, et point de ralliement entre lui et les spectateurs.

Ces rencontres aboutissent à une sorte de carnet de voyage, fait de petites histoires traversées par la grande, impliquant sa propre trajectoire de vie, celle de sa semaine partagée avec vous, tout en occultant des thématiques aussi vastes que la démocratie, l’éducation et le football !

Dans cette crise démocratique que nous traversons, pourquoi ne pas se poser la question collectivement : Comment a-t-on pu en arriver là ? Et là veut dire aussi ici, là, au présent du théâtre, avec Thierry. N’hésitez pas à lui rendre visite cette semaine ci et à déposer des mots doux dans sa boîte aux lettres.

Ramenez votre chaise pour profiter des spectacles ! Oserez vous le parti d’assister aux trois ? Au pire, ça marche !

La participation est libre – dés 12 ans.

Pour prolonger la soirée, soupe au caillou !
Apportez un légume, épluchez-le en arrivant. Pendant le spectacle, la Cuisine verte fait cuire la soupe que l’on déguste ensemble à la fin du spectacle.

https://www.pockettheatre.fr/au-pire-ca-marche

 

Les Zarzelés vous zinvitent à leur fête des Arts et des Jeux les 24, 25 et 26 zeptembre à Montbazin!

Les Zarzelés vous zinvitent à leur fête des Arts et des Jeux les 24, 25 et 26 zeptembre à Montbazin!

 
Diffusion : Vendredi 24 septembre à 09h12 et 18h15

Plus d’un an que cet événement est reporté, mais ça y est, la 13ème édition de la Fête des Arts et du Jeu de la Cie des Zarzelés aura bien lieu les 24, 25 et 26 septembre à Montbazin ! On fait le point avec Magali Esteban, membre active de la cie!

Au programme : ateliers, jeux, spectacles, concerts… et la légendaire course de caisses à savon !

Evénement convivial et familial à prix libre et conscient 😉

Toute la prog ici :

– Vendredi 24/09 :
Concert des Pouffres Atomik / organisé avec l’Aquarium Café, aux colonnades

– Samedi 25/09 :
Aux colonnades
10h-12h atelier d’écriture autour des mots de Brassens avec l’Aquarium Café

Au Jardin Méditerranéen
14h-18h ateliers jeux, bambous, musique, argile, DIY recycle ton t-shirt, montessori, maquillage, arbre à souhaits, lectures et détente…
17h-17h30 Spectacle « Ensemble », Cie de La Gamme
17h30-18h30 Spectacle « Le Valpiniste », Cie Mr Bû
18h45-20h Concert de Voodoo Chéri et repas guinguette paëlla Lou Bazin Biou, food truck et Buvette
20h15-21h15 SPectacle « La Mort Sûre » du Petit Théâtre d’Outre Tombe
Dès 21h15 Buffet Sonore aux platines !

– Dimanche 26/09 :
10h30-12h00 course de caisses à savon (rue de la Davalade)
12h30 Apéro musical avec le LalalaUkulélé Club + Repas tiré du sac, Food Truck et Buvette
14h-17h Ateliers jeux, tyrolienne géante, massages en famille, portraits sur le vif, yoga en famille, arts du cirque…
17h-18h Spectacle (XS) Ode à la vie, Cie See

Plus d’infos sur la programmation dans le fil de discussion de cet événement (flyer, post, etc…) : https://www.facebook.com/leszarzeles

Vous rêvez de devenir bénévoles ? Pour ce faire, c’est très simple, écrivez leur ici : leszarzeles@gmail.com

Claire Gimatt, le chant de l’intranquillité

Claire Gimatt, le chant de l’intranquillité

 
Diffusion : Vendredi 17 septembre 2021 à 09h12 et 18h15

Ce Mardi 21 septembre à 20h30 au Théâtre de Pierre de Fouzilhon, Claire Gimatt, auteur compositrice, interprète nous jettera un sort d’envoûtement avec son dernier album Sorcières, sorti en avril 2021, Produit par Inouïe distribution et promu par le Bureau de Lilith.

Avec :

Claire Gimatt : textes, musiques, voix, clavier, machines
Elodie Poirier : violoncelle, choeurs
Celine Biolzi : batterie, choeurs

Un peu sorcière, entourée de deux musiciennes-choristes, Claire Gimatt invoque des mondes hors du réel. Un vent de liberté souffle sur ses chansons luxuriantes, peuplées de femmes intrépides, d’arbres qui tirent leur révérence, de tableaux surréalistes qui prennent vie. Sa voix fêlée explore une musique qui lui est propre, entre sonorités actuelles et influences traditionnelles.
Un concert comme un plongeon, une ode à l’inattendu, qui célèbre la sortie de son premier album Sorcières :
« Sa beauté sans artifices, rappelle les chants les plus anciens, de ceux qui se transmettent à travers les âges… Elle écrit ses chansons comme elle ferait du cinéma : ambiance, profondeur des personnages, action. Son univers est magnétique, ses métaphores nettes et enlevées…. » Télérama
Baguettes à la main, Claire Gimatt convoque dans ses chansons des mondes peuplés d’héroïnes qui partent à la rencontre d’une nouvelle version d’elles mêmes, sauvage, d’arbres qui se déracinent et tirent leur révérence, de tableaux surréalistes qui prennent vie.​
Elle pose cette question : qu’est-ce que ça ferait si on allait jusqu’au bout ? Comme dans « un cauchemar voluptueux », quitter le chemin balisé, explorer nos rêves enfouis, nos monstres, nos peurs, nos fantasmes. En venir à bout ou les laisser nous perdre.

claire

 

 

Glouglou – Elisabeth Jacquier

Glouglou – Elisabeth Jacquier

 
Diffusion : Vendredi 9 avril à 10h

Rediffusion : Dimanche 11 avril à 19h15

En ce mois d’avril, direction le Mas de Boissonnade à Gignac, mais aussi Arboras et Saint-Saturnin où se situent principalement ses vignes, pour rencontrer la vigneronne Elisabeth Jacquier, Les Clos d’Elis.

Après 20 ans de travail pour des grands groupes comme œnologue ou commerciale, Elisabeth a depuis 10 ans choisi de faire son propre vin, en version nature et à taille humaine. 4ha de cinsault, grenache noir, grenache blanc, qu’elle cultive seule ou presque, pour produire des vins digestes, pas trop puissants, des vins de plaisir, mais de caractère, qui mettent en valeur le terroir et le millésime.

Glouglou vous propose de découvrir Elisabeth Jacquier, en compagnie de Corine Escaffit, Cave Au vin vivant à Sète, c’est vendredi 9 avril à 10h et dimanche 11 avril à 19h15 sur Radio Pays d’Hérault et RPH Sud.

Ah on l’imagine bien, le repas d’après vendanges sous le micocoulier tricentenaire du Mas de Boissonnade chez Elisabeth Jacquier. C’est une belle journée de septembre, bien chaude mais pas brûlante, il est 14h, le casse-croûte matinal est loin et les estomacs commencent à réclamer leur dû.  La table est dressée, sans chichi, mais avec goût. Vincent, le compagnon d’Elisabeth a allumé un bon feu pour la grillade.

Les corps des vendangeurs commencent à s’alanguir à l’ombre, marqués par les efforts de la matinée. Un verre de Tel Quel, cuvée 100% cinsault, les aide à accélérer la détente. Dans le chai juste en face, on entend le bruit du jet d’eau, signe que la mission du jour touche à sa fin, et que les agapes vont pouvoir commencer. L’ami Dominique Soulier arrive les bras chargés de saucisses et de coustillous de porc noir de sa production. Son arrivée est accueillie par les hourras des coupeurs de raisins affamés et les morceaux de viande crépitent déjà sur les braises brûlantes.

Elisabeth arrive avec des Octogénaires, son grenache noir de la gamme Boissonnade et tient aussi à ce qu’on goûte les quelques bouteilles d’Anaïs, la cuvée 2016 de cinsault et grenache, épuisée à la vente mais dont elle a gardé quelques flacons pour voir comment ça a vieilli.

On rit, on s’enthousiasme, on trinque à la nouvelle vendange, on évoque les premiers départs en fermentation, qui ont l’air de bien se passer, une bonne année, le repas s’étire, on parle plus fort, on chante même, on en réclame une à la patronne, qui, après s’être bien fait prier, consent à aller chercher sa guitare et exécute une reprise de Patti Smith. Tonnerre d’applaudissements sous le micocoulier. Bientôt il faudra allumer la guirlande d’ampoules. Vous prendrez bien un dernier verre avant de partir ?

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Glouglou – Aymeric Amiel

Glouglou – Aymeric Amiel

 

Diffusion : Vendredi 12 mars 10h

Rediffusion : Dimanche 14 mars 19h15

450 ans de travail de la terre à Montblanc, et aujourd’hui deux frères, Aymeric et Jordan, qui président aux destinées de ce domaine familial, le Domaine des Amiel.

Aymeric nous raconte cet héritage, cette histoire qui aurait pu s’interrompre à plusieurs reprises, le rôle important joué par leur père, pourtant prof d’espagnol, et leur installation il y a une dizaine d’années.

D’emblée, ils se dirigent vers une méthode culturale en bio et biodynamie et une vinification naturelle, dans laquelle ils ne s’autorisent qu’un seul intrant, et encore pas toujours, et à très petite dose, les sulfites.

Ils proposent 3 gammes différentes et pas moins de 25 cuvées ! Il fallait bien ça pour rassasier leur appétit de vie et leur créativité débordante. Comme leurs vins, Aymeric et Jordan transmettent de belles énergies.

Glouglou part à leur rencontre, accompagné d’un de leurs clients, Jérôme Abadie, gérant de la Biocoop d’Agde. Une occasion d’évoquer la place des vins, bios et nature, dans ce genre de magasins.

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Aymeric et Jordan Amiel ont 7 et 10 ans et jouent au ballon dans l’impasse, pour tromper l’ennui et la tristesse. Leur grand-père vient de partir, et ils ne savent pas qu’est en train de se jouer une partie de leur histoire. Là-haut, dans l’appartement de leurs grands-parents, leur père tourne en rond, les idées en boucle, le regard posé sur ses fils à travers la fenêtre de la cuisine. Et s’il gardait les vignes pour eux ? Et si un jour ils avaient envie de les reprendre ? En même temps, si c’est pour se foutre la santé en l’air avec tous ces produits ? Et si il les passait en bio ? Et si pour commencer, lui, le prof d’espagnol, il s’en occupait, de ces vignes ?

Les deux garçons poursuivent leurs jeux dans l’ancienne écurie. Jordan bricole avec les outils du grand-père, il est sur le point d’inventer un sécateur-pioche révolutionnaire. Aymeric a pris place au volant du tracteur. Ils ne se doutent pas que dans 20 ans, ils rénoveront entièrement cet endroit, en feront leur caveau et y accueilleront des clients, qui ne viendront pas brader les prix comme les négociants véreux qu’a connus leur grand-père, mais s’extasieront sur la fluidité de leurs jus, la profusion des arômes, la créativité des étiquettes…

A ce moment-là, ils ne savent pas encore qu’ils sont le prolongement d’une histoire vieille de plusieurs siècles, et que tous leurs ancêtres disparus placent secrètement leurs espoirs en eux. Ils jouent, rient, se chamaillent, sans se douter que leur duo se poursuivra bien au-delà de l’enfance. Un jour, ils imprimeront sur leur camion : « Ce véhicule transporte du vin naturel. En cas d’accident, courez acheter du pain et du fromage. » Parce qu’il faudra continuer à prendre la vie comme un jeu. Mais ils écriront aussi sur les bouteilles tous les noms de ceux qui les ont précédé. Parce que ce sera beau de rendre hommage à tous ceux qui ont contribué à cette histoire, le Domaine des Amiel.

Glou glou – Julien Trichard

Glou glou – Julien Trichard

Diffusion : Vendredi 12 février à 10h

Rediffusion : Dimanche 14 février à 19h15

C’est dans l’ancienne cave coopérative de Vendémian que Julien Trichard, Mas Pas Res, a élu domicile depuis quelques années pour faire son vin. Dans un des temples de la viticulture productiviste, lui, le petit vigneron indépendant qui a choisi de travailler la terre et de cultiver des raisins pour donner des racines à sa famille voyageuse, poursuit envers et contre tout, les millésimes difficiles et le formatage des goûts, son désir de faire un vin propre, sincère et sans chichis.

Nous allons à la rencontre de ce vigneron pur, libre et têtu, en compagnie de Corine Escaffit, patronne de la cave Au vin vivant à Sète.

 

Quand les fantômes des coopérateurs de Vendémian l’ont vu débarquer avec ses petites cuves en fibres, ses caissettes à vendanges et ses rendements à 15 ou 20 hecto, ils ont d’abord bien rigolé. Mais que vient faire dans leur cave coopérative ce vigneron qui combat le mildiou avec des tisanes et des huiles essentielles, qui est né ici mais qui parle pointu et dont la récolte annuelle ne remplit à peine qu’un quart d’une des 50 cuves en béton qui trônent ici ?

Accoudés aux garde-corps des coursives, assis sur la grande charpente en béton ou tapis au fond des cuves, ils l’ont regardé travailler, se sont amusés de le voir galérer avec les fermentations en 2019, un millésime brûlé de soleil : mais pourquoi il n’a pas levuré ? Et pourquoi il n’apporte pas de l’azote ? Et s’il ne sulfite pas, son vin il va être bon pour la distillerie…

Mais au milieu des railleries, certains ont commencé à apprécier l’opiniâtreté du bonhomme et son esprit insoumis. Il aurait sans nul doute fait bonne figure dans leurs combats contre les négociants véreux et pour la création de cette coopé en 1938. Ils ont vite compris que ce vigneron indépendant ne se la racontait pas et visait plus pour ses canons un coin de table et un bout de saucisson qu’une nappe blanche et des verres en cristal. Certains ont même commencé à diablement apprécier ses jus, aux parfums de fleurs et de fruits, qui leur rappelait le vin qu’ils faisaient dans leur jeunesse, avant les soi-disant progrès de l’œnologie.

Et puis ils l’ont vu inviter quelques collègues à venir travailler ici et ils se sont rendus compte que leur cave allait bel et bien revivre. Ils les ont même entendu parler de rouvrir le caveau, de servir des canons. Ils ont déjà ressorti leur costume du dimanche pour le jour de l’inauguration, où à nouveau leur slogan pourra s’afficher rouge et fier : l’union fait la force.

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