Gumbo de Grooves #21: Gumbo de Cosmic Groove

Gumbo de Grooves #21: Gumbo de Cosmic Groove
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Diffusion: Le Jeudi 15 janvier 2026 à 17h.

Rediffusion: Le Mardi 20 janvier 2026 à 21h.

Gumbo du Jour: Gumbo de Cosmic Groove

  1. Big Boss Man – « The Triumph Of The Olympian ».
  2. Cucumber – « Polaroid ».
  3. Slim Moore & The Mar-Kays – « Reachin’ Higher ».
  4. DeRobert & The Half-Truths – « The Dole Pt.2 ».
  5. Sweet Charles – « Yes, It’s You ».
  6. Osaka Monaurail – « Quick Sand ».
  7. Sir Joe Quaterman and Free soul – « I’ve Got So Much Trouble In My Mind ».
  8. Marlena Shaw – « Woman Of The Ghetto ».
  9. Lonnie Liston Smith & The Cosmic Echoes – « Cosmic Funk ».
  10. Hypnotic Brass Ensemble – « Kryptonite ».
  11. Plunky & Oneness Of Juju – « Everyway But Loose ».
  12. Brass Construction – « Movin' »

 

Gumbo De Grooves # 20: Sweet and Groovy 45 Tours

Gumbo De Grooves # 20: Sweet and Groovy 45 Tours

 

 

 

Diffusion: Le Jeudi 18 décembre 2025 à 17h.

Rediffusion: Le Mardi 23 décembre 2026 à 21h.

Gumbo du Jour: Sweet and Groovy 45 Tours

  1. The Rebel – « Atom’s Dance ». Legofunk Italy. 2025.
  2. The Headhunters – « God Make Me Funky ». Breaks & Beats. Rééd 2022.
  3. Amy Winehouse – « Rehab » feat. Pharoah Monch. Promo. 2024.
  4. Sheila Brody – « Attitude ». Flying Carpet Records. 2021.
  5. King Most – « Teedra Joint ». KM. 2025.
  6. D’Angelo – « Spanish Joint »(Kero Uno remix). Pibe US. 2025.
  7. Tony Lavrutz – « Les aurele ». Friday’s Funky 45. 2024.
  8. Duo Ouro Negro – « Dança Do Robalinho ». Mad About Records. 2024.
  9. Chuck Brown & The Soul Searchers – « Berro E Sombaro ». Diplomats of Soul. Rééd 2023.
  10. Vaughan Mason – « Bounce, Rock, Skate, Roll ». Rééd 2021.
  11. Chrome – « Funky Atmosphere ». Friday’s Funky 45. 2023.
  12. Mr Dorris & D-Funk – « Heat ». Friday’s Funky 45. 2024.
  13. Dusty Donuts – « Just a Touch of Faith. » NMX and Marc Hype Mix. Dusty Donuts. 2023.
  14. LaJohn & Sheela – « Too Far Gone ». Numero Group. Rééd 2023.
  15. Les Soeurs Doga and Viktor Marek – « Mashalla ». 2024.

Gumbo de groove # 19

Gumbo de groove # 19

 

Diffusion: Le Jeudi 16 octobre 2025 à 17h.

Rediffusion: Le Mardi 21 octobre 2025 à 21h.

Gumbo du jour: Gumbo de rentrée

  1. Gil Scott-Heron – « B-Movie ». Arista. 1981.
  2. William Onyeabor – « Poor Boy ». Luaka Bop. Rééd 2014.
  3. Alune Wade – « Night tripper ». Enya. 2025.
  4. Etran de l’Aïr – « Imouha ». Sahel Sounds. 2024.
  5. Altin Gün – « Vay Diinya ». Glitterbeat Records. 2019.
  6. Jungle By Night – « Pompette ». New Dawn. 2018.
  7. Zaïre – « I’m Tiring Of Living In The Shack. Strut Records. Rééd 2025 Compilation Edna Martinez Presents Pico: Sound System Culture From The Colombian Caribbean..
  8. Funkool Orchestra – « Tengo Che Ffà ». Maledatta Discoteca Records. 2025.
  9. Walter Wolfman Washington – « Funk Is In The House ». Strong Place Music. 2022. Compilation Take Me To The River.

 

Gumbo de Groove #18: Afro Disco

Gumbo de Groove #18: Afro Disco

 

 

Diffusion: Le Jeudi 19 juin 2025 à 17h.

Rediffusion: Le Mardi 24 juin 2025 à 21h.

Gumbo du Jour: Afro Disco

  1. Eko – « Kilimandjaro, My Home ». Disc’Africana. 1977.
  2. J.M. Tim & Foty – « Doula By Night ». Disques Esperance. 1978.
  3. Momo Joseph – « Africain ». Africa Seven. Rééd. 2018.
  4. Teaspoon & The Waves – « Oh Yeah Soweto ». Sofrito. Rééd. 2010.
  5. Osibisia – « Celebration ». Celluloid.1 980.
  6. Kiki Gyan – « Disco Dancer ». Soundway Records. Rééd. 2012.
  7. Orlando Julius – « Disco Hi-Life ». Hot Casa Records. Rééd. 2014.
  8. Basa Basa – « African Soul Power ». Vintage Voudou. Rééd. 2018.
  9. N’Draman Blintch – « Cosmic Sounds ». Secousse Records. 2018.

Gumbo de grooves #17: Parfums du Sahel et d’Orient

Gumbo de grooves #17: Parfums du Sahel et d’Orient

Diffusion: Le Jeudi 17 avril 2025 à 17h

Rediffusion: Le Mardi 22 avril 2025 à 21h

Gumbo du Jour: Parfums du Sahel & d’Orient

  1. Group Anmatoff – « Tinariwen ». Sahel Sounds.
  2. Moulay Ahmed El Hassani – « Li Nssak Nssah ». Hive Mind Records.
  3. Group Doueh & Cheveu – « Bord de Mer ». Born Bad Records.
  4. Lalalar – « Isyanlar ». Les Disques Bongo Joe.
  5. Dissidenten – « Fata Morgana ». Shanachie.
  6. Nusrantana Beat – « Djanger ». Les Disques Bongo Joe.
  7. Jantra – « Gedima ». Ostinato Records.
  8. Guess What – « Intro: Bagdad in 780 » + « Al Khawarizmi ». Catapulte Records.
  9. Ko Shin Moon – « Zaffa ». Akuphone.
  10. Digital Afrika – « Gnawa: José Marquez Remix feat Redouan Naim ».

Gumbo de Grooves #16 – Hot & Cool Funky Grooves

Gumbo de Grooves #16 – Hot & Cool Funky Grooves

 

Diffusion: Le Jeudi 20 mars 2025 à 17h.

Rediffusion: le Mardi 25 mars à 21h.

  1. The Philadelphia Experiment – « Grover ». Ropeadope Records. 2001. 1 sujet à traiter: Philadelphia. 3 Titans se chargent de l’affaire et pas des moindres: Le « absolument-tout-terrain » Uri Caine au Fender Rhodes et Piano, le gardien du swing-qui-groove Mr Christian Mc Bride (contrebasse et basse électrique) et l’érudit Master of Tempo Ahmir « Questlove » Thompson. Ils invitent ici le légendaire et très rare guitariste de jazz Pat Martino. L’unique album de ce groupe éphémère est un incontournable absolu de la musique noire-américaine. Une pièce de maître. C’est cool, décontracté, sérieux, mélodique, beau, profond…
  2. Jamaaladeen Tacuma – « Clipue ». Jam All Productions. 1998. Philadelphie toujours mais cette fois avec l’iconoclaste bassiste Jamaaladeen Tacuma qui se fait très plaisir en invitant ses copains de The Roots (dont Questlove) sur une bonne partie de cet album. Entre Jazz-Funk Fusion et hip-hop relax, les lignes de basses au groove insidieux du maître Tacuma ne te laisseront certainement pas insensible.
  3. Buckshot LeFonque -« Some Cow Fonque (More Tea, Viacr?). Columbia. 1994. Collectif éphémère formé autour du saxophoniste Brandford Marsalis (dynastie Marsalis!) et de DJ Premier (Gang Star) pour un unique mais orgiaque album qui s’est rapidement imposé comme l’un des meilleurs albums de fusion des années 90’s.
  4. DJ Logic – « French quarter ». Ropeadope Records. 2001. Le platiniste newyorkais et sa music family sont les acteurs et témoins d’un certain hédonisme du groove sans frontières et sans manières!
  5. Roy Ayers – « Boogie Down ». BBE Music. 2004. Extrait de la compilation Virgin Ubiquity – Unreleased Recordings 1976-81, difficile de croire que cette pépite du maître ès soul-jazz-disco-funk récemment disparu soit resté caché si longtemps !
  6. Gwen McCrae – « All This Love That I’m Givin’ « . 1979. The Queen of Rare Groove, voix emblématique de la Miami Soul et qui n’a pas bénéficié de la reconnaissance méritée, nous a malheureusement quitté il y a peu.
  7. Oneness of Juju – « Everyway But Loose ». Black Fire Records. 1981. Sous la houlette du saxophoniste Plunky Branch, le collectif Oneness of Juju a traversé l’histoire de la musique afro-américaine depuis les années 70’s, sublimant les genres, du free-jazz afrocentré à un disco-funk fiévreux comme dans l’hymne Everyway But Loose.
  8. Joe Bataan – « Rap-O-Clap-O ». Salsoul Records. 1979.
  9. Funkadelic – « Sexy Ways(Reclose Disco Flip) ». Westbound Records. 2017.
  10. Axiom Funk – « Sax Machine ». Axiom. 1995. On ne remerciera jamais assez le producteur Bill Laswell d’avoir réalisé et produit cet album qui peut être considéré comme le dernier grand album de P-Funk: Gargantuesque, orgiaque, perché et contagieux. Ici, Maceo se déchaîne et donne une synthèse parfaite du JB’s Sound qu’il avait sublimé en lui collant une rythmique hip-hop bien grasse.
  11. Prince – « The Work pt.1 ». NPG Records. 2001.

Gumbo de Grooves #15: Afrobeat Around the World part.1

Gumbo de Grooves #15: Afrobeat Around the World part.1

 

Diffusion: Le jeudi 20 février 2025 à 17h

Rediffusion: Le mardi 25 février à 21h

Gumbo du Jour: Afrobeat around the world part. 1

  1. Soul Jazz Orchestra – « Negus Negast ». Strut. 2010. L’album Rising Sun est, à mon goût, le plus solaire, délivré par le combo canadien d’Ottawa. Largement influencé par les sonorités jazz et éthiopiennes sur cet album en particulier, la puissance afrobeat du groupe se révèle totalement dans Negus Negast et est devenu l’un de leurs hymnes sur scène.
  2. Ruth Tafebe & The Afrorockerz – « Mother ». Comet Records. 2007. On reconnait tout de suite la patte du maître Tony Allen derrière les fûts qui collabore à nouveau avec Mr Julien Raulet, guitariste de Fanga qui a signé avec la chanteuse ivoirienne Ruth Tafebe avec l’album Holy Warriors l’un des meilleurs albums d’Afrobeat des années 2000 (au moins) en l’ouvrant à des influences mélodiques marquées notamment par la soul spirituelle, avec de légères touches électroniques bien senties. Une œuvre qui n’a malheureusement pas reçu une reconnaissance particulièrement méritée.
  3. Ajate – « Taiwasho ». 180G. 2017. Direction le pays du soleil levant avec ce très surprenant 1er album des japonais Ajate qui ont la particularité de jouer sur des instruments fabriqués en bambou (en sus de la guitare et de la basse). C’est original et peut-être un peu déstabilisant mais on sort des sentiers battus!
  4. Ghetto Blaster -« Na Waya ». Black Frame Production. 1985. Formé par 3 anciens membres d’Egypt 80 et par le bassiste Willy N’For, ce groupe délivre un afrobeat classique mais resserré sur des morceaux plutôt court pour le genre garantissant un maximum d’efficacité!
  5. Bembeya Jazz – « Sanfaran ». Marabi Productions. 2002. Le légendaire groupe guinéen rend son hommage à l’afrobeat en le frottant avec les mélodies mandingues. Un pur délice!
  6. Hearts of Darkness – » Space Age ». Shipshape Music. 2010. Originaire de Kansas City, ce groupe nous propose un savoureux mélange de Conscious hip-hop et d’Afrobeat du plus bel effet!
  7. Ratau Mike Makhalamele – « Shakare ». 1980. Une cover très sympathique du godfather Fela Kuti par musicien sud-africain Ratau Mike Makhalamele.
  8. Snips – « Water No Get Enemy ». Barbershop Records. 2023. Une autre cover de Fela, cette fois-ci par le producteur anglais Snips. Très intense et taillé pour les clubs, l’un des titres phares de Fela y est ici remixé avec brio.
  9. The Last Poets feat. Tony Allen & Egypt 80 –  » This is Madness ». Africa Seven. 2024. Sur leur dernier album, les « Godfathers of Hip-Hop » ont troqués leurs congas pour la légendaire section rythmique recomposée des Egypt 80 (Tony Allen -drums; Kunle Justice – Bass; Akinola Adio Oyebola – Guitar) afin de revisiter certains des morceaux les plus emblématiques de leur répertoire. L’album a été mixé aux studios de Prince Fatty à Londres. C’est organique, fiévreux et viscéral !
  10. Fanga – « Noble Tree ». Les Disques Cosmic Groove. 2013. On ne pouvait pas terminer cette sélection sans les locaux de l’étape, Fanga. Les Montpelliérains ont porté fièrement les couleurs de l’Afrobeat, portés par le producteur Serge Amiano, le chanteur Korbo et le guitariste Julien Raulet, collaborant notamment avec Tony Allen, Segun Damisa ou Mike Ladd.

Gumbo de Grooves # 14: Skankin’ Africa part.1

Gumbo de Grooves # 14: Skankin’ Africa part.1

Diffusion: Le Jeudi 16 janvier 2025 à 17h.

Rediffusion: : Le Mardi 21 janvier 2025 à 21h.

Gumbo du Jour : Skankin’ Africa part 1.

  1. Neddy Jerte – « Sidoa ». El Hadj Kanian Production. Cette chanteuse ivoirienne n’a sorti qu’un seul album, enregistré dans le mythique studio JBZ dans le courant des années 80’s. Une pièce rare et précieuse et typique de l’explosion de la scène reggae abidjanaise!
  2. Evi-Edna Ogholi – « Obaro ». Polydor. 1988. Extrait de son 3ème album On The Move, à mon avis son meilleur! Evi-Edna a sorti 6 albums entre 1987 et 1990 et s’est imposée comme l’une des figures incontournables du reggae made in Nigeria. Elle collabore ici notamment avec une autre figure du genre, Majek Fashek, ici à la basse.
  3. I Kwai & The Burning Ash – Salongo Zaïre. RKM. 1983. Composé d’étudiants belges et congolais, Burning Ash est décrit comme le 1er groupe de reggae en Belgique, actif entre 1980 et 1991, avec plus de 300 concerts. S’il y a eu plusieurs sessions d’enregistrement, seul un 45 Tours (en version 7″ et 12″) a vu le jour. S’inspirant des racines de certains de ses membres, Burning Ash rend ici hommage a une vieille chanson zaïroise qui évoque le dur labeur des champs.
  4. Tera Kota – « Lamentation For Sodom ». Twilight. 1984. Il est l’étoile qui illuminera l’ère du reggae nigérian dans les années 1980. Cool, profond, consciencieux, ce morceau a un groove irrésistible et a marqué son époque.
  5. Orchestre de l’Université d’Abidjan. – « Angolo ». Créé dans les années 80, cet orchestre a exploré une multitude de styles musicaux, excellant dans chacun d’entre eux. Mais il faut dire que chansons reggae créées sonnent tout de suite comme des hymnes implacables, notamment sur la Face A de cet album Maquis International et témoignent de l’excellence des musiciens et vocalistes de l’orchestre. Très précieux et incontournable!
  6. Alogte Oho & His sounds of Joy – « Alema Timba ». Philophon. 2019. Ce combo ghanéen actuel nous livre un deep reggae soulful et très influencé par le gospel tel que pratiqué là-bas. Il illumine depuis quelques années les scènes européennes. Derrière les fûts, on retrouve notamment Ekow Alabi Savage qui a officié avec un autre grand musicien  du Ghana, le grand Ebo Taylor ainsi qu’avec les pionniers du genre au Ghana.
  7. Kanga Essien & Roots Anabo – « The Promise Land ». Gye Nyame. Early 80’s. Ce groupe a publié l’unique album The Hustler, l’un des 1ers et rares album uniquement roots reggae au Ghana, terre pourtant fertile en groupes et orchestres jouant du reggae, mais ne l’incluant que parcimonieusement sur leurs enregistrements plutôt dédiés au genre Highlife.
  8. Yok Essis – « Africa ». African Roots Production. 1988. Sorti en presse privée depuis la Suisse, c’est le 1er album de l’artiste ivoirien Yok Essis, chanteur d’un reggae très profond, poétique et engagé.
  9. Kiki Gyan – « Afro Reggae ». P.V.P. Records. 1977. Kiki Gyan, ancien clavier ghanéen du célèbre groupe Osibisa, s’est plutôt fait connaitre pour ses productions et super tubes Disco! L’influence s’en ressent sur cet album d’une belle fraîcheur et très dansant!
  10. Hamed Farras – « Chef, c’est pas moi ». Sentinel Island Disco. Rééd 2022. Le reggaeman ivoirien sort cette chanson alors qu’il n’a que 17 ans et impacte immédiatement la scène ivoirienne alors en pleine ébullition notamment grâce à Alpha Blondy qui inspire fortement le jeune Hamed Farras. C’est d’ailleurs l’emblématique arrangeur Georges Kouakou, qui a notamment façonné le son d’Alpha, qui imprime ici sa patte.
  11. Koko Dembélé – Welen. Mali K7. 1999. L’emblématique chanteur et guitariste malien s’est installé à Abidjan dans les années 1990’s et a sorti une série d’album marquant dont le superbe Yeredon, produit et arrangé par Georges Kouakou. La voix de Koko magnifie sa musique et y apporte un caractère singulier, faisant de lui l’un des artistes reggae les plus précieux d’Afrique de l’Ouest (au moins!).

 

Gumbo de Grooves # 13: Poetry On The Groove !

Gumbo de Grooves # 13: Poetry On The Groove !

 

 

Diffusion: Le Jeudi 19 Décembre 2024 à 17h.

Rediffusion: Le Mardi 24 Décembre 2024 à 21h.

Gumbo du Jour: Poetry On The Groove!

  1. Gil Scott-Heron – « The Revolution Will Not Be Televised ». Flying Dutchman. 1974. Gil Scott-Heron est probablement l’un des artistes les plus influent, emblématique, engagé et paradoxal de la musique noire américaine. Cette chanson est extraite de son 1er album studio (son tout 1er album fut enregistré live) Pieces of a Man qui demeure l’un des plus incontournables de la black music.
  2. Bama The Village Poet – « I Got Soul ». Chess. 1972. De nombreuses pépites cachées de la musique classique noire américain sont sorties grâce au mythique label Chess Records dont cet album de spoken word afrocentriste ingénieux sur un funky-jazz cinématique qui illustre parfaitement le propos de Georges McCord aka Bama.
  3. Sarah Webster Fabio – « Sweet Songs ». Folkways Records. 1976. Poétesse, critique littéraire, universitaire et associée au Black Arts Movement, Sarah Webster Fabio ne publiera de la musique que tardivement avant d’être emportée par un cancer. Dans son oeuvre, elle rend en particulier hommage au blues et à John Coltrane.
  4. Ursula Rucker – « I ain’t (Yo Punk Ass Bitch) ». !K7 Records. 2006. Cette activiste et poétesse est l’une des figures de proue de la scène artistique singulière de Philadelphie. Elle a collaboré notamment avec The Roots ou King Britt et est réputé pour son engagement féroce, fort et fragile à la fois et la singularité technique de son flow.
  5. Jayne Cortez and The Firespitters – « I’ve Been Searchin' ». Harmolodic / Verve Records. 1998. Jayne Cortez est une poétesse afro-américaine engagée et militante pour les droits civiques et qui fut mariée avec le pionnier du freejazz Ornette Coleman. Inspirée notamment par Langston Hugues et Aimé Césaire, elle publia de nombreux recueils de poèmes et a sorti également plusieurs albums sous son nom, notamment accompagnée pa rles musiciens de la scène freefunk jazz. Sur l’album Takin’ The Blues Back Home, elle officie un retour vers des racines blues, toujours matiné de l’esprit freejazz, et africaines, entre les fleuves Niger et Mississippi.
  6. Fertile Ground – « Like Poetry ». Counterpoint Records. 2002. Ce combo neo soul/spiritual jazz originaire de Baltimore a sorti 4 albums engagés sous la houlette du compositeur claviériste – trompettiste James Collins et de son épouse d’alors, la chanteuse Navasha Daya.
  7. Lighnin’ Rod – « The Cafe Black Rose ». United Artists Records. 1973. Derrière ce pseudonyme, se cache Jalaludin M. Nuriddin, membre originel du groupe pionnier proto-rap The Last Poets. Son unique album Hustler’s Convention est pensé comme la B-O d’un film Blaxploitation et mettant en scène les aventures de Sport. La musique est assurée par plusieurs groupes différents dont les mythiques Kool and The Gang et Chuck Rainey Coalition.
  8. The Last Poets – « Jazzoetry ». Blue Thumb Records. 1972. Extrait de l’album Chastisment, dans lequel le groupe légendaire (qui s’est en réalité scindé en 2 entités usant du même nom peu après ses débuts) s’ouvre au jazz et au funk pour ce qui reste un de leur plus beaux albums.
  9. Wanda Robinson – « Instant Replay ». 1971 rééd 2000. Castle Music. Contemporaine des Last Poets, elle abandonne le show-business qui ne lui correspond pas après la sortie de son 1er et sublime album Black Ivory mais continue à écrire. Le 2ème album sortira peu après mais sans son assentiment.
  10. Camille Yarbrough – « Take Yo Praise ».Vanguard. 1975. Rendue célèbre par Fatboy Slim qui a samplé ce morceau pour son tube « Praise You », Camille Yarbrough est une activiste culturelle originaire de Chicago qui n’a publié qu’un seul album sous son nom, le précieux The Iron Pot Cooker.
  11. Mzwakhe – « Many Years Ago ». Piranha. 1987. Mzwakhe Mbuli est un poète sud-africain engagé pour les droits humains et luttant contre l’apatheid puis contre la corruption des gouvernements successifs qui lui vaudront emprisonnements et privations de libertés fondamentale. Il accèdera à une reconnaissance internationale en collaborant notamment avec Youssou N’Dour et Peter Gabriel.
  12. Kouyaté Neerman feat. Anthony Joseph – « Haïti ». No Format! 2011. Le poète trinidadien et londonien d’adoption Anthony Joseph magnifie cette chanson de l’incroyable groupe Kouyaté Neerman entre un jazz onirique protéiforme et des pulsations organiques et sans frontières. Totalement trippant!
  13. Calabash (Ikwunga The Afrobeat Poet) – « Di Bombs ». Rebisi Hut and Dele Sosimi Music. 2004. L’afrobeat satiné composé par Dele Sosimi (ancien membre des Egypt 80’s de Fela Kuti et directeur musical des Positive Force de Femi Kuti), le bassiste Femi Elias se marie parfaitement avec la beat poetry en pidgin d’Ikwunga, poète nigérian installé au USA où il travaille en tant qu’assistant professeur de psychiatrie à l’Université du Maryland. Une pépite de l’Afrobeat qui reconnecte le genre avec les valeurs et les luttes de l’American Black Panther Party.

Gumbo de Grooves # 12: Mali Gumbo

Gumbo de Grooves # 12: Mali Gumbo

 

Diffusion: le Jeudi 21 Novembre 2024 à 17h.

Rediffusion: Le Mardi 26 Novembre 2024 à 21h.

Gumbo du Jour: Mali Gumbo.

  1. Djelimady Tounkara & l’Orchestre Super Rail Band International – « Marigoundo ». Oriki Musik. Cette chanson est initialement paru sous le titre Sadio Kouyaté & le Trio Manding Du Mali dans les années 1970. Djelimady Tounkara a succédé au fondateur Tidiane Kone pour prendre la direction du Rain Band qui a été ainsi renommé. Il est l’un des plus emblématiques guitaristes du Mali et d’Afrique de l’Ouest, s’inspirant de l’immensité des possibles offerte par le répertoire des musiques maliennes et la mêlant malicieusement tant au blues, au jazz de Wes Mongomery qu’à des airs pops et dansants. Mais écoutez également cet orgue magique qui nous fait planer sous les doigts du guerrier toucouleur Cheick Tidiane Seck… De la très très grande musique !
  2. Solomane Doumbia – « Segou To Lagos ». Mieruba. 2020. Solomane Doumbia est l’un des secrets les mieux gardés des musiques modernes mandingues. En tant que percussionniste, il a collaboré avec Salif Keita sur disque et sur scène de leurs débuts à Abidjan à la fin des années 1970 jusqu’en 2013. Ici, principalement à la guitare et à la direction musicale, il rend un vibrant hommage à un autre illustre diamant inconnu, Tidiane Koné, qui avait tissé le 1er un pont musical entre les musiques du Mali et du Nigeria et provoqué les rythmes qui feront l’afrobeat de Fela Kuti.
  3. Mama Sissoko. « Iri ». Mieruba. 2024. Le guitariste vétéran du mythique et incontournable Orchestre Super Biton de Ségou a vu cet album publié par Mieruba, le label et centre culturel hyperactiviste de la préservation du patrimoine musical malien 20 après son enregistrement. Les entremêlements des parties de guitares y sont absolument magnifiques…
  4. Koko Dembélé. « Mali Tiega ». 2015. Ayant d’abord fait ses armes dans les 70’s au sein de l’orchestre Kanaga de Mopti (surnommé alors les Pink Floyd du Mali) alors sous la houlette de Sorry Bamba, Koko Dembélé a ensuite embrassé le reggae roots en s’installant à Abidjan au début des 90’s, sortant des albums tels que Baguinée, Yeredon et Tendoron qui en feront l’un des rastamen les plus populaires du Mali et de Côte d ‘Ivoire notamment en raison de ses textes politiques appréciés et respectés, ses messages de paix, d’amour et de positivité. Sur cette chanson extrait de son dernier album Tieba (que j’ai eu l’honneur de coproduire) et portée par la basse d’Issa Ouattara, Koko a fait appel au producteur multi-instrumentiste Manjul et invité le joueur de  Sokou (violon monocorde) Zoumana Tereta et chanteuse originaire de Tombouctou Khaira Arby.
  5. Astan Kida. « Dakan ». Mansa Live Music. 2012. Astan Kida est une chanteuse malienne que j’ai rencontré avec mon ami Mathieu Petolla en 2011 à Bamako. Alors mariée à Souleymane Kouyaté (le griot personnel de Salif Keita), Astan était une vedette de la télévision qui animait Mini-Star, une sorte de Star Academy dédiée aux enfants et talents émergents de la musique au Mali. En parallèle, elle avait un groupe composé notamment du guitariste (et chanteur) Jacob « Jimmy » Soubeiga, du bassiste Issa Ouattara ou encore du percussionniste à 9 doigts Sékouba Traoré. Invités à une de leurs répétitions avec Mathieu, nous sommes immédiatement tombé sous leur charme et décidé d’utiliser notre petit pécule pour enregistrer une démo qui nous servirait à convaincre des festivals français de les inviter. Lors d’un 2ème séjour à Bamako en décembre 2011, nous avons enregistré de nouvelles chansons mais seule Dakan a été conservée…Je frissonne encore au souvenir de la session d’enregistrement de cette chanson dans le studio Moffou (propriété de Salif Keita) qui s’est déroulée la nuit de Noël du 24 décembre et lors de laquelle Jimmy nous a gratifié d’une partie de guitare absolument magnifique et qui nous avait tous complètements sidérés par sa beauté et son émotivité.
  6. Nahawa Doumbia – « Banani ». Syllart Records. 1987. La célèbre cantatrice originaire de la région du Wassoulou a une voix unique, captivante et étourdissante. N’appartenant pas à une caste de chanteur et s’étant forgée par elle-même, son ancrage dans la tradition et son besoin de s’exprimer sur la condition féminine en ont fait l’une des artistes les plus populaires de son pays et de son continent.
  7. Idrissa Soumaoro – « Kassi ». Mieruba. 2023. Idrissa Soumaoro, trop injustement méconnu, est l’un des monuments des musiques maliennes. De son 1er single « Petit Imprudent » (qui donnera ensuite l’immense succès international Ancien Combattant quand il sera repris/plgié par le congolais Zao) à l’Eclipse de l’I.J.A. (Institut des Jeunes Aveugles qui verra passer dans son groupe Amadou & Mariam à leurs déburs) en passant par les Ambassadeurs du Motel, Idrissa Soumaoro a imprégné en profondeur les musiques maliennes d’un riche talent. Ce dernier album, sorti sur l’incontournable et très précieux label basé à Ségou, a été l’occasion de le tirer de sa retraite pour achever des enregistrements réalisés en 2012 et lui permettre de délivrer un superbe et inattendu disque d’afro-blues.
  8. Zani Diabaté & le Super Djata Band – « Siguimiogosonfo« . Milady Music. 1987. Tiré d’un album live enregistré à Amsterdam, ce titre révèle parfaitement l’incandescence et la passion dont Zani a su doter sa guitare, entre afro-blues, rock et les divers rythmes issu du Mandé, et faisant du Super Djata Band (qu’il a fondé en 1969) l’un des orchestres modermes maliens les plus passionnant de son époque.
  9. Boncana Maiga – « Koyma Hondo ». Hot Casa Records. Rééd 2018. L’un des maestro des musiques afro-cubaines, créateur des Maravillas Del Mali et membre d’Africando, nous délivre ici un superbe EP Boogie – Funk teinté de jazz réédité par l’incontournable label parisien Hot Casa Records.
  10. Rail Band – « Marabayasa ». Superfly Records. 1973 / Rééd 2011. Egalement appelé Orchestre du Buffet de la Gare et fondé en 1970 sous la direction de Tidiane Koné, et ayant inclus parmi ses membres les plus renommés, Salif Keita, Mory Kanté ou encore Djelimady Tounkara, le Rail Band de Bamako est l’un des pionniers les plus essentiels de la naissance de la musique moderne mandingue. Ici, la chanson « Marabayasa » est un titre funky in a hard way, très largement inspiré des folles prouesses du Godfather James Brown. De la dynamite!
  11. Toumani Diabaté’s Symmetric Orchestra – « Toumani ». World Circuit. 2006. Un seul album avec cet orchestre sublime qui n’en devient que plus précieux maintenant que le maître et ambassadeur de la Kora nous a quitté. C’est avec cet orchestre que Toumani avait établi résidence et délivrait des concerts marathoniens qui en faisait parmi les plus incontournables des chaudes nuits bamakoises, d’abord au Hogon puis au Diplomate (où j’ai eu la chance de le voir et l’écouter).