Du 18 au 22 octobre : Youn Sun Nah "Same girl" (Act Music)
Eh oui, c’est la même fille (same girl), la Sud-Coréenne Youn Sun Nah qui chante le matin calme avec la même voix, juste encore plus juste, émouvante et sidérante quand elle acrobatise dans l’aigu ou les forte.
Avec le même guitariste, parfait, Ulf Wakenius, un Suédois entre deux âges que la jolie jeune femme doit menotter au radiateur pour qu’il n’aille pas voir ailleurs dans la file des chanteuses qui rêveraient de réussir un duo comme Voyage, l’an dernier (ffff).
La contrebasse ou le violoncelle de Lars Danielsson, les percussions de Xavier Dessandre-Navarre s’ajoutent ici ou là, mais Youn commence solo, avec My favorite things, égrenant sur les lamelles d’une kalimba quatre notes qui « asiatisent » sur un seul accord la célèbre mélodie de Rodgers & Hammerstein.
Oubliés Julie Andrews dans La Mélodie du bonheur, John Coltrane et son soprano et tous les autres : seul reste le timbre si tendre, qui fait se pâmer les Ulysse du jazz ayant juré de ne plus céder aux sirènes.
Car Youn Sun Nah chante comme si elle inventait le chant. Sur des chansons sans défaut, Same Girl, de Randy Newman, ou Enter Sandman, de Metallica, prenant des risques fous.
La ravissante Chanson d’Hélène, de Philippe Sarde et Jean-Loup Dabadie pour Les Choses de la vie, clôt un disque radicalement neuf pour cette même fille dont les possibilités semblent illimitées.
Télérama

